Le mardi 14 avril, Donald Trump a exprimé son opinion selon laquelle la guerre avec l'Iran toucherait à sa fin, évoquant la possibility de relancer les discussions entre les deux pays cette semaine à Islamabad. Après un premier round de pourparlers infructueux le 12 avril, Trump, lors d'une interview sur Fox News, a déclaré : « Je pense que c’est presque fini », ajoutant que les autorités iraniennes « veulent vraiment parvenir à un accord ».
Le week-end précédent, les négociations menées par le vice-président américain JD Vance ont échoué, mais elles ont conduit à des tensions accrues, notamment par l'instauration d'un blocus naval du détroit d'Ormuz par la marine américaine, un point névralgique pour l'économie iranienne. « Les forces américaines ont complètement mis à l’arrêt le commerce maritime », s’est réjoui Brad Cooper, commandant des forces américaines dans la région, soulignant que « 90 % de l’économie iranienne » dépend de cette voie maritime.
La reprise des pourparlers semble incertaine, malgré l'appel du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, pour des « négociations sérieuses », affirmant qu'il n'existe « pas de solution militaire à cette crise ». Des sources pakistanaises de haut niveau ont confirmé à l'Agence France-Presse qu'Islamabad était prêt à faciliter un nouveau round de discussions entre les deux parties.
Liban : des conditions intenables ?
Le même jour, des émissaires israéliens et libanais se sont réunis à Washington, alors qu'Israël intensifie ses opérations contre le Liban, laissant de côté l’accord de cessez-le-feu. « Nous avons découvert aujourd’hui que nous sommes du même côté », a affirmé Yechiel Leiter, ambassadeur israélien, mentionnant la coopération entre les deux pays pour contrer le mouvement chiite Hezbollah, soutenu par l'Iran.
Israël semble ainsi profiter des tensions politiques au Liban en tentant de dissocier la problématique du Hezbollah de la situation nationale. Comme l’indique le quotidien libanais l’Orient-le Jour, « les conditions israéliennes seraient particulièrement strictes », incluant un plan proposé par le ministre des Affaires stratégiques Ron Dermer. Ce plan stipulerait une division du Liban en trois zones : une zone de sécurité de 8 km à partir de la frontière israélienne, une zone tampon jusqu'au fleuve Litani et le reste du territoire au nord du Litani, où l’armée libanaise serait chargée de désarmer le Hezbollah.







