Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations Unies, a qualifié la guerre au Soudan de «cauchemar» qui doit «prendre fin». Lors d'une conférence internationale tenue à Berlin, il a appelé les belligérants, à savoir l'armée soudanaise et les forces paramilitaires, à «cesser immédiatement les hostilités». Il a également exhorté la communauté internationale à «se mobiliser» pour fournir une aide humanitaire, qui est actuellement «encore plus insuffisante» cette année, comparée à 2025.
Selon l'ONU, la situation humanitaire au Soudan est devenue la pire au monde, ayant déjà arraché près de 12 millions de Soudanais de chez eux et provoqué une famine alarmante. Guterres a signalé qu’en 2022, «moins de 40 % du soutien humanitaire nécessaire a été fourni», soulignant l'urgence de la situation.
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, a exprimé son espoir de recueillir plus d'un milliard de dollars lors de cette conférence, réunissant une cinquantaine de pays à Berlin. En parallèle, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé que, «sous réserve des conclusions de la conférence», l'engagement mondial devrait «dépasser 1,3 milliard d'euros d'aide au profit des populations soudanaises et des pays voisins».
Ce rendez-vous symbolise le troisième anniversaire du début du conflit au Soudan et représente une opportunity d'une rare importance, rassemblant gouvernements, ONG humanitaires et organisations de la société civile. Notons cependant que les deux principaux belligérants, l'armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR), sont exclus de cette rencontre.







