Stellio Gilles Robert Capo Chichi, connu sous le nom de Kemi Seba, est un influenceur panafricaniste de 44 ans, né à Strasbourg. Il a été récemment arrêté en Afrique du Sud alors qu'il était sous le coup d'un mandat d'arrêt émis par le Bénin. Accusé d'apologie de crimes contre la sûreté de l'État et d'incitation à la rébellion, Seba est notamment soupçonné d'avoir soutenu une tentative de coup d'État au Bénin qui a échoué grâce à l'intervention des alliés nigérians et français.
La police locale a indiqué qu'il voyageait vers l'Europe avec l'un de ses fils après avoir séjourné au Zimbabwe. Actuellement en détention provisoire, tous deux doivent comparaître le 20 avril, et une procédure d'extradition est en cours.
Partisan du kémitisme
Kemi Seba est actif sur les réseaux sociaux avec 1,5 million d'abonnés et dirige une ONG appelée « Urgences panafricanistes ». Son parcours a débuté en Ile-de-France avant qu'il ne découvre le mouvement de la Nation of Islam lors d'un voyage à Los Angeles. Par la suite, il a embrassé le kémitisme, une religion tournant autour des dieux égyptiens anciens.
Après avoir cofondé le Parti kémite en 2002, il a créé la « Tribu Ka » deux ans plus tard, adoptant le nom de Kemi Seba, signifiant « étoile noire » en égyptien ancien. Décrit comme pouvant être anti-intégration et accusé d'antisémitisme, son mouvement a été dissous en 2006, suivie d'une tentative de reconstitution de ce groupe en 2008.
Proche de la Russie et des régimes militaires
Kemi Seba a toujours critiqué le néocolonialisme occidental en Afrique, menant des manifestations contre le franc CFA. Il a été expulsé de plusieurs pays africains à cause de ses prises de position. Notamment, un passeport diplomatique lui a été offert par la junte nigérienne.
Récemment, il a été en contact avec des entités russes, et son implication dans des activités suspectes a été mise en lumière, avec des documents révélant que le groupe paramilitaire russe Wagner a financé certaines de ses actions entre 2018 et 2019. En 2024, il a également été déchu de sa nationalité française.
« Merci au colon blanc et à son vassal noir de participer à l'écriture de notre destin commun », déclarait-il sur son compte X, où il se présente comme un « révolutionnaire africain au XXIe siècle ». En 2025, il a même évoqué son intention de se lancer dans la course présidentielle au Bénin.







