Le nouveau Premier ministre hongrois Peter Magyar a déclaré, le 20 avril, que la Hongrie se réintégrera à la Cour pénale internationale (CPI) et exécutera les mandats d'arrêt émis, y compris celui du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Le prédécesseur de Magyar, Viktor Orban, qui a dirigé le pays pendant 16 ans, avait annoncé le retrait de la Hongrie de la CPI, prévu pour le 2 juin 2026, suite à sa rencontre avec Netanyahu à Budapest. Cependant, après sa récente victoire aux élections législatives du 12 avril, Magyar a pris l'initiative de réengager le pays dans la CPI.
Lors d'une conférence de presse, il a souligné : "Tout pays membre de la CPI est tenu d'arrêter toute personne recherchée qui entre sur son territoire". Cette déclaration réaffirme l'approche stricte de son gouvernement, en particulier concernant les affaires de justice internationale. Magyar a précisé que des discussions ont déjà été engagées pour interrompre le processus de retrait avant l'échéance du 2 juin.
Les experts affirment que cette décision pourrait entraîner des relations tendues entre la Hongrie et Israël, surtout dans un contexte où les tensions en Israël-Palestine demeurent élevées. Le Monde cite une analyse du politologue Zoltan Szabo, qui souligne que ce virage fait partie d'une stratégie plus large visant à renforcer le rôle de la Hongrie sur la scène internationale.
Par ailleurs, la première réunion de l'Assemblée nationale, où Magyar prêtera serment, est programmée pour le week-end des 9 et 10 mai.







