Dans une interview accordée au site brésilien Ópera Mundi, Miguel Diaz-Canel, président cubain, a évoqué la nécessité pour son pays de se tenir prêt à toute éventualité en réponse aux menaces de Washington. Bien que les tensions soient palpables, la diplomatie n'est pas complètement abandonnée.
Diaz-Canel a souligné que Cuba “doit se préparer à une éventuelle guerre” dans le contexte des actions hostiles répétées de l'administration Trump, qui évoque régulièrement des menaces d'agression. Il assure que l'île “ne prône pas la guerre, mais n'en a pas peur non plus”, ajoutant que les conditions actuelles rendent plausible une tentative d'attaque de la part des États-Unis. Son discours s'intensifie autour de l'idée que «nous devons nous préparer pour qu'il n'y ait ni surprise ni défaite».
Il précise que la préparation de Cuba ne vise pas à l'agression, mais adopte plutôt une posture défensive, où chaque citoyen a un rôle à jouer pour la protection de la nation. La stratégie de défense de l'île repose sur la doctrine du “peuple tout entier”, une approche mobilisant la population entière pour lutter contre toute invasion, alliant résistance armée, guérilla, et mobilisation civile, comme le souligne le think tank Institut de recherche en politiques du développement.
Des pourparlers entre Washington et La Havane
Le président a aussi averti que toute action militaire de la part des États-Unis entraînerait des conséquences politiques internationales défavorables pour Washington, car une telle agression serait “rejetée par une grande partie de la communauté internationale”, y compris par une fraction considérable des Américains eux-mêmes.
Aujourd'hui, un haut responsable du ministère cubain des Affaires étrangères a confirmé des rapports concernant des discussions récentes entre diplomates cubains et américains, ce qui pourrait signaler une volonté de désescalade dans certaines zones.
D'autre part, des pays comme le Mexique, le Brésil, et l'Espagne ont exprimé leur solidarité avec Cuba. À Barcelone, lors d'une réunion de la Mobilisation globale progressiste, les dirigeants ont promis une aide humanitaire substantielle, appelant à respecter la souveraineté de l'île, comme rapporté par l'agence de presse EFE.







