Le nouveau Premier ministre hongrois, Péter Magyar, se rend à Bruxelles ce mercredi dans le but de tourner la page sur l'ère de Viktor Orbán. Lors de cette rencontre avec les dirigeants des institutions européennes, Magyar espère rétablir des relations sereines et débloquer des fonds critiques pour son pays. Confiant, il arrive à Bruxelles avec des propositions concrètes sur la table.
"Nous devons aller de l'avant et reconstruire notre lien avec l'UE", a déclaré Magyar, évoquant une volonté de changement après des années de tensions marquées par la politique de son prédécesseur, souvent en opposition avec le bloc européen. En effet, Viktor Orbán a souvent été critiqué pour sa proximité avec des régimes autoritaires et son hostilité envers les politiques pro-européennes.
Le contexte des discussions tourne autour de 18 milliards d'euros de fonds gelés par l'UE en raison des inquiétudes concernant des questions telles que les droits des LGBT et les conflits d'intérêts. Les experts s'accordent à dire que la déclaration d'intention de Magyar, son engagement à respecter davantage les normes européennes, ainsi que sa promesse d'abroger certaines des lois controversées, sont des signaux encourageants.
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a accueilli la victoire de Magyar avec optimisme, affirmant que cela pourrait représenter un tournant pour la Hongrie au sein de l'Union. "C'est pratiquement comme si la Hongrie rejoignait à nouveau l'Union européenne", a déclaré Daniel Freund, un eurodéputé allemand, saluant ce changement.
Volonté de normalisation rapide
La présidente de la Commission rencontrera Magyar pour discuter des mesures concrètes qui seront mises en œuvre avant tout déblocage de fonds. D'autres responsables européens soulignent cependant la nécessité de voir des réformes réelles avant d’envoyer l'aide. Magyar a d'ores et déjà évoqué son intention d’adhérer au parquet européen, marquant une volonté ferme de participation active à des initiatives communes.
Au cours de sa visite, Magyar pourrait également renforcer ses relations avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, un partenariat difficile durant l'ère Orbán. En organisant une rencontre en juin, il montre sa volonté de renforcer les liens non seulement avec l'Europe, mais également avec ses voisins, signe d'une diplomatie plus ouverte.







