Selon NBC News, les diplomates américains ont désormais une semaine pour convaincre plusieurs nations de rejoindre une initiative connue sous le nom de « Maritime Freedom Construct » (MFC), dans le but de restaurer le trafic maritime perturbé dans le détroit d'Ormuz, en raison des tensions accrues liées à la guerre en Iran.
Le président Donald Trump a exprimé sa frustration face à certains partenaires européens, les accusant de ne pas apporter le soutien militaire ou logistique nécessaire pour les opérations des États-Unis dans cette zone stratégique. Cette nouvelle initiative vise à mobiliser les alliés afin de débloquer ce point de passage essentiel pour le commerce mondial.
Une note interne du Département d'État, rapportée par Wall Street Journal, a été diffusée à l'ensemble des postes diplomatiques. Le MFC a pour objectif de partager des informations, de sécuriser le transit maritime et d'organiser des actions diplomatiques ciblées contre l'Iran, en collaboration avec le ministère de la Défense américain. A cet égard, le Commandement central des États-Unis, ou « CentCom », jouera un rôle majeur dans la coordination des opérations maritimes.
Une initiative complémentaire aux efforts franco-britanniques
Dans cette note, les diplomates sont encouragés à présenter cette nouvelle coalition à leurs contacts étrangers et à leur faire savoir que des engagements variés seront acceptés. Il est important de noter que le MFC est censé travailler de concert avec les efforts de sécurité maritime déjà en place, mettant en avant la collaboration avec le Royaume-Uni et la France qui ont également proposé des initiatives pour sécuriser Ormuz. Les discussions récentes entre ces nations et de nombreux pays soulignent l'importance d'une action collective face à cette crise.
Les tensions se sont intensifiées depuis les frappes israélo-américaines sur l'Iran. La gestion stratégique du détroit est devenue une priorité, notamment après le blocus naval instauré par les États-Unis. Malgré l'appel à la coopération, Trump a paradoxalement minimisé l'importance de cette région pour les États-Unis, arguant que le pays peut subvenir à ses propres besoins énergétiques.
Avec des augmentations de prix du carburant aux États-Unis et un déclin de sa popularité à six mois des élections de mi-mandat, le président a exprimé ses préoccupations concernant le soutien de l'OTAN. Les contours des prochaines étapes pour le MFC demeurent flous, mais un responsable de la Maison Blanche a mentionné que le voyage prévu par Trump en Chine pourrait jouer un rôle crucial, vu les relations que Pékin entretient avec Téhéran.
Le Département d'État a précisé que des discussions ne devraient pas être menées avec les pays considérés comme adversaires, tels que la Russie, la Chine ou l'Iran, limitant ainsi les perspectives de participation globale à cette coalition.







