La free party géante débutée vendredi sur un ancien site militaire près de Bourges continue sans incident majeur, selon la préfecture. Ce rassemblement a rassemblé environ 20 000 participants dès les premières heures du samedi.
Le nombre de fêtards est prévu d'augmenter au fil de la soirée, considérée comme le point culminant de ce Teknival 2026. Les participants souhaitent non seulement profiter de la musique, mais aussi revendiquer leurs droits face à un durcissement des lois contre ces rassemblements non autorisés.
"On se prépare à une grande célébration ce soir. Nous devrions rester éveillés toute la nuit", confie Edith Raquin, maire du village de Cornusse, situé à moins de 2 km du site. Le petit village accueille plus de 200 véhicules de teufeurs qui n'ont pu atteindre le site principal, ce qui entraîne des défis logistiques.
Malgré ces complications, Mme Raquin souligne que la population du village fait preuve de compréhension et d’accueil. Confrontés à un afflux inattendu, les habitants s’adaptent à la situation et se montrent solidaires, bien que le ramassage des déchets reste un enjeu discuté.
D'après la préfecture du Cher, les services de secours ont pris en charge une douzaine de blessés légers présents sur le site, dont six ont dû être hospitalisés. Quarante-cinq pompiers ainsi que 30 secouristes de la protection civile sont mobilisés autour du Teknival pour assurer la sécurité des participants.
La free party a lieu dans une zone considérée comme potentiellement dangereuse en raison de la présence de munitions non explosées. Les organisateurs ont ainsi diffusé des avertissements sur les réseaux sociaux au sujet des comportements à éviter, tels que faire des feux ou ramasser des objets.
Environ 600 gendarmes sont déployés sur 14 points de contrôle en périphérie, où les premiers fêtards sont arrivés dès vendredi matin. Depuis le début de l'événement, les forces de l'ordre ont enregistré plusieurs infractions, notamment 32 verbalisations liées à la consommation de stupéfiants et 4 gardes à vue, comme le précise la préfecture.
Curieusement, de nombreux participants rapportent que la sécurité ne semble pas être omniprésente sur le site, qualifiant l’événement de "très bien organisé". "J'avais suffisamment entendu parler de l'affluence, mais être ici et voir autant de monde au même endroit, c'est incroyable", témoigne un jeune homme de 22 ans, qui a préféré garder l'anonymat.
Pour une de ses amies, 19 ans, cette concentration massive de fêtards, y compris de nombreux venus de l'étranger, envoie un message fort contre la répression croissante des raves. C'est un signe que, malgré des obstacles, la communauté techno est déterminée à célébrer sa culture.







