Une vidéo parodique sur la guerre au Moyen-Orient a suscité une vive controverse au Liban. Le Hezbollah a déclaré samedi que la vidéo diffusée par une chaîne de télévision libanaise était « offensante ». Cette dernière caricature des membres du groupe pro-iranien en personnages d'Angry Birds.
Diffusée sur la plateforme X par LBCI, cette vidéo montre des membres du Hezbollah, dont leur leader Naïm Qassem, vêtus d'oiseaux, certains munis de gilets explosifs et de lance-pierres, se confrontant à des Israéliens représentés par des cochons menant des frappes avec des drones en forme de porc.
La vidéo retirée après la réaction du Hezbollah
Le Hezbollah a condamné cette vidéo, la qualifiant de « dégradante » et précisant qu'elle « rabaisse le débat politique ». Suite à la réaction, LBCI a décidé de retirer la vidéo, se croyant sous pression judiciaire.
Sur les réseaux sociaux, les partisans du Hezbollah ont réagi avec hostilité, partageant des images dégradantes du patriarche maronite Béchara Raï, provoquant une onde de choc jusqu’aux plus hautes sphères du pouvoir. Le président libanais, Joseph Aoun, a fermement « condamné les attaques contre les chefs d communautés religieuses » et a appelé à plus de solidarité nationale dans cette période tendue.
Une liberté d’expression soumise à des limites
Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, a dénoncé « les attaques contre les symboles religieux et nationaux », affirmant que cela entachait l’espace public et la vie nationale.
Bien que le Liban offre une relative liberté d'expression par rapport à d'autres pays de la région, il reste vulnérable à des réactions violentes lorsque des personnalités politiques ou religieuses sont visées. LBCI, qui a été fondée dans les années 1980 par un parti chrétien opposé au Hezbollah, a pris ses distances avec ce dernier au fil des ans.
Depuis le lancement des hostilités par le Hezbollah contre Israël le 2 mars, plus de 2.600 personnes ont perdu la vie dans le pays voisin, selon des sources officielles. Les conflits se poursuivent malgré une trêve instaurée le 17 avril.







