Mercredi soir, l'Iran a révélé qu'il était en train d'étudier une proposition de paix émanant des États-Unis, transmise par le médiateur pakistanais. Donald Trump a commenté qu'il n'était "pas pressé", indiquant ainsi que cette phase des négociations est cruciale.
Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, a déclaré à la télévision d'État : "Nous examinons les points de vue américains", tout en exprimant une grande méfiance envers Washington. Il a réaffirmé que l'Iran exige le dégel de ses actifs gelés à l'étranger et la cessation du blocus américain sur ses ports.
Cette annonce fait suite à la visite récente à Téhéran de Mohsen Naqvi, le ministre pakistanais de l'Intérieur, qui joue un rôle de médiation dans cette crise. Côté américain, Trump a laissé entendre qu'il était ouvert à des pourparlers, notant qu'il n'était pas en faveur d'une escalade immédiate.
Cette nouvelle dynamique a eu un impact positif sur les marchés : les cours du pétrole ont chuté, tandis que les Bourses européennes ont enregistré des hausses significatives. "Nous sommes dans la dernière phase des négociations", a déclaré Trump à la presse depuis la base militaire d'Andrews dans le Maryland. Il a ajouté : "Nous verrons bien ce qu'il adviendra, mais j'espère que nous éviterons des mesures plus dures".
Cependant, l'Iran a balayé d'un revers de main son ultimatum, affirmant qu'il ne pliera pas sous la pression. Mohammad Bagher Ghalibaf, le négociateur en chef iranien, a déclaré que l'Iran doit se préparer à répondre fortement à toute agression, soulignant que l'ennemi persiste dans ses ambitions militaires.
Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran, ont également averti que le conflit pourrait s'étendre bien au-delà de la région. Depuis l’entrée en vigueur d'une trêve fragile le 8 avril, les pourparlers ont stagné et les tensions demeurent fortes.
Le conflit, qui a débuté suite à une attaque conjointe israélo-américaine contre Téhéran, a engendré de lourdes pertes humaines et économiques, amplifiant les craintes d'une escalade. L'impact sur les marchés mondiaux et les pénuries de matières premières se fait encore sentir, d'autant plus que le détroit d'Ormuz, par où transitait un cinquième du pétrole mondial, reste sous le contrôle de l'Iran.
Dans le Golfe, la pression sur Téhéran augmente. Le ministre saoudien des Affaires étrangères a encouragé l'Iran à profiter de cette opportunité pour éviter d'aggraver la situation.
Malgré des signes de détente, des attaques similaires à celles qui ont déjà ciblé les Émirats arabes unis ont eu lieu, exacerbant davantage les craintes régionales. En parallèle, l'armée américaine a déclaré avoir arraisonné un pétrolier iranien suspecté d'enfreindre les sanctions imposées.
Les enjeux économiques et sécuritaires liés à cette crise demeurent critiques, et la communauté internationale surveille de près les évolutions de cette danse délicate entre le dialogue et la tension.







