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Cette semaine, l’émissaire américain au Groenland a affirmé que les États-Unis devaient intensifier leur présence sur cette île arctique danoise. Les autorités groenlandaises et danoises ont réaffirmé à plusieurs reprises que seul le Groenland pouvait décider de son avenir.
Jeff Landry, l’émissaire en question, a fait une entrée remarquée à Nuuk, la capitale de l’île, le 17 mai, provoquant immédiatement des controverses. Sa visite, non annoncée, n’a pas été accueillie par des officiels groenlandais.
“Il est temps que les États-Unis laissent leur empreinte sur le Groenland”, a-t-il déclaré, ajoutant que l’île avait besoin des États-Unis pour sa sécurité, une affirmation qui rappelle celles de Donald Trump, qui a souvent exprimé des inquiétudes quant à l’influence croissante de la Chine et de la Russie dans la région.
"On ne nous achète pas avec des cookies"
La tenue de Jeff Landry, apparaissant en pantalon de treillis militaire, a également suscité le mécontentement. Sa tentative de se faire aimer des enfants groenlandais, en distribuant des casquettes rouges "Make America Great Again" et en promettant des cookies, a été vivement critiquée. Le Premier ministre groenlandais Jens Frederik Nielsen a répondu sèchement : "On ne nous achète pas avec des cookies".
Malgré les relations tendues, il est pertinent de noter que les autorités groenlandaises et danoises ont insisté sur leur autonomie. Les sondages montrent qu'une majorité de Groenlandais soutiennent l'indépendance vis-à-vis du Danemark, bien qu'aucun projet concret ne soit en cours, notamment en raison de la dépendance économique persistante envers le pays européen.
Cette journée a souligné la délicate question de la souveraineté et des interactions internationales dans un contexte géopolitique sensible. Les experts soulignent qu'une telle mainmise américaine sur le Groenland pourrait exacerber les tensions en Arctique, une région déjà convoitée par de nombreuses puissances mondiales. (Source : France Info)







