Dans une interview accordée au Parisien, le leader du Parti communiste français, Fabien Roussel, a salué la décision de ses militants d'opter majoritairement pour une candidature autonome lors de l'élection présidentielle de 2027. Cette déclaration réveille des souvenirs douloureux de l'élection de 2022 chez certains membres du parti.
Roussel avance lentement mais sûrement vers cette possibilité. Lors d'un vote organisé les 6 et 7 juin, les membres du PCF ont exprimé un soutien important à l'idée de présenter un candidat indépendant. Dans ses propos au Parisien, il a affirmé : "J'ai de l'appétit pour mener ces combats".
Cet engagement dévoile une prise de distance significative entre le PCF et la France insoumise. En 2022, Roussel avait lui-même été candidat aux côtés de Jean-Luc Mélenchon, alors que par le passé, le Parti communiste avait typiquement soutenu le candidat insoumis.
Cette décision suscite des interrogations au sein de l'entourage de Mélenchon. Un cadre influent du mouvement insoumis a déclaré à RTL : "On a le sentiment qu'il n'a pas tiré la leçon de 2022".
Une volonté de divergence
"Si nous étions derrière un candidat comme Jean-Luc Mélenchon, notre voix serait étouffée", a exprimé Roussel. Bien qu'il ait souligné la détermination des militants communistes à soutenir leur propre candidat pour 2027, il est important de noter que la consultation interne n'a pas reçu un soutien unanime. Une fraction non négligeable, représentant un quart des votes, a plaidé en faveur d'une alliance avec la candidature de Mélenchon.







