Une délégation de l'UNESCO se trouve actuellement dans la réserve naturelle de Scandola, et ce jusqu'à vendredi. Ce déplacement revêt une grande importance : il vise à évaluer l'état du site et les actions nécessaires pour assurer sa préservation. En effet, la réserve, classée au patrimoine mondial depuis 1983, a perdu son diplôme européen des espaces protégés en 2020, rendant cette visite encore plus essentielle.
La réserve de Scandola couvre une superficie de 919 hectares en zone terrestre et 604 hectares en zone marine. Toutefois, elle subit les impacts négatifs d'une surfréquentation touristique croissante. Dans ce contexte, l'État, en collaboration avec l'Office de l'environnement, prévoit déjà des initiatives pour réguler le nombre de visiteurs d'ici l'été 2027. Parmi ces stratégies figurent l'utilisation de QR codes, la limitation du nombre de bateaux opérant dans la région et l'instauration de quotas pour la pêche professionnelle.
Ce mercredi matin, les membres de la délégation de l'UNESCO ont navigué dans la réserve, une occasion qui leur a permis de prendre le pouls de la situation locale. La journée s'est ensuite poursuivie par une réunion avec des bateliers, suivie d'un échange avec les maires du canton. A ce stade, aucune communication officielle n'a été diffusée concernant les résultats de cette visite, et il faudra patienter plusieurs semaines pour obtenir le rapport détaillé de l'UNESCO, qui pourrait influencer considérablement l'avenir de la réserve.
Selon des experts en protection des environnements naturels, comme ceux de l'agence de l'environnement en Corse, « la préservation de Scandola est une responsabilité collective qui doit impliquer non seulement les autorités, mais également les acteurs économiques et les visiteurs. »







