Alors que les adhérents du Parti Socialiste (PS) ont validé l’organisation d’une primaire pour constituer un « bloc socialiste », Raphaël Glucksmann a convoqué ce vendredi 10 juillet les figures de son parti pour discuter de son implication. D’après RTL, le député européen semble désormais prêt à s'impliquer, à condition d’obtenir des garanties sur le déroulement du processus.
Glucksmann se positionne comme le candidat le mieux en vue pour représenter la gauche non mélenchoniste à l'élection de 2027. Jusque-là, il avait hésité à s’investir dans une primaire. Cependant, lors de la réunion du matin avec les responsables de Place Publique, son parti, il a manifesté sa volonté de participer.
« C'est un peu le signe d'un échec, car il pensait pouvoir se démarquer aisément, remarque un membre de la réunion. Cependant, il a saisi qu'il n'avait pas d'autre choix », explique-t-il. D’après un autre participant, il existe également la possibilité que, si le PS ne dissipe pas ses incertitudes, Glucksmann se porte candidat sans passer par une primaire. Dans un communiqué, son parti a interprété la décision du PS comme « une main tendue », qu'il a décidé de saisir.
« Nous allons initier des discussions avec nos camarades socialistes », a déclaré un représentant de Place Publique. Les questions majeures demeurent : qui pourra être candidat, qui sera habilité à voter, et à quelle date se tiendra cette primaire ? Les dirigeants socialistes doivent clarifier ces points pour que Glucksmann puisse participer au vote de désignation, accepté par les membres hier, 9 juillet.
Le corps électoral de cette primaire « nous est favorable »
Contrairement à l'option défendue par Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, les militants ont voté en faveur d'une primaire fermée. « Le résultat du vote confirme que notre ligne est majoritaire au PS », se satisfait un proche de Glucksmann. « Le corps électoral de cette primaire, composé exclusivement des adhérents du PS et de Place Publique, nous est favorable », ajoute-t-il.
Cette situation met en lumière les enjeux cruciaux d'une primaire qui pourrait redéfinir le paysage politique de la gauche en France. Les prochaines semaines s'annoncent décisives pour Glucksmann et ses alliés.







