Le 25 juin dernier, les secours sont intervenus dans un appartement insalubre à Creil (Oise) et y ont découvert un nourrisson de deux mois gravement blessé. A l'hôpital d'Amiens, l’enfant a succombé à ses blessures le lendemain, entraînant l’inculpation et la mise en examen de ses parents pour meurtre et complicité de meurtre, selon Le Parisien.
Un déchaînement de violence
Ce jour-là, les pompiers ont répondu à l'appel de la mère, âgée de 20 ans, découvrant le nourrisson dans un état critique avec de nombreuses ecchymoses sur son visage. Transférée au centre hospitalier d'Amiens, la fillette a tragiquement perdu la vie le lendemain. La mère a d'abord évoqué un accident, mais le père, âgé de 25 ans, a fini par avouer avoir infligé les coups. "Il a déclaré qu'il était épuisé, stressé et qu'il avait craqué", a rapporté une source proche des enquêteurs. Selon certaines théories, l’homme aurait même tenté d’étouffer l'enfant pour faire cesser ses pleurs. L'expertise anatomopathologique à venir vise à établir l'origine précise des violences subies par le nourrisson. "Il s’est acharné sur elle. C'est horrible", a ajouté la source.
Un profil familial marginalisé
Récemment installés à Creil dans des conditions précaires, le couple avait un passé judiciaire déjà chargé, Maxime G. ayant été condamné pour des vols aggravés et se trouvant sous curatelle. Ses avocats, Me Maxime Gallier et Me Marie-Laure Kiat, décrivent un homme en souffrance profonde, promettant sa coopération avec la justice. "Il a grandi dans un milieu précaire et carencé", insistent-ils.
Pour sa part, la défense de Kimberley M., représentée par Me Imed Eddine Abderhim, évoque la vulnérabilité de cette jeune femme, également affectée par la précarité. L'enquête devra établir si elle a été complice ou simplement inactive face au drame. Une source proche d'un enquêteur affirme : "Ils avaient un mode de vie marginal et précaire". La recherche de la vérité se poursuit à Creil.







