Le concept du Dry January, ou Défi de janvier, incite à s'abstenir totalement d'alcool durant le mois de janvier. Lancé au Royaume-Uni, ce défi séduit de plus en plus de Français, désireux d'explorer les bénéfices d'une sobriété réfléchie. Face à une consommation d'alcool qui reste élevée dans l'Hexagone, avec 22,2 % des adultes dépassant les repères de consommation à moindre risque, le Dry January propose une réelle opportunité d'examen de conscience.
Dans un pays où la culture viticole est bien ancrée, il peut s'avérer difficile de refuser un verre. Cela dit, 50 % des consommateurs d'alcool envisagent de participer au Dry January en 2026, selon une enquête de Toluna Harris Interactive. Un montant encourageant pour ce défi qui, selon le Dr Florence Martinez, psychiatre addictologue, peut entraîner une féconde période de sobriété marquée par des bénéfices notables tels qu'une meilleure qualité de sommeil, une diminution de l'anxiété et une plus grande clarté d'esprit.
Les résultats d'une telle abstinence sont impressionnants : perte de poids, peau plus saine, et même une amélioration de la santé cardiaque sont souvent rapportés par ceux qui tentent l'expérience. Le Dr Christelle Peybernard, également psychiatre addictologue, souligne qu'une pause dans la consommation réduit la tension artérielle et favorise la santé du foie.
Des transformations profondes
Maxime Musqua, comédien et podcasteur sobre depuis cinq ans, évoque les effets bénéfiques de sa décision : "J'ai plus de temps libre le dimanche sans gueule de bois!". Après avoir arrêté l'alcool, il a vu son estime de soi et son moral s'envoler. "C'est un réel changement qui unit. Se lever sans effet de l’alcool, c’est une victoire quotidienne", partage-t-il.
« Cela permet de se questionner sur sa relation à l'alcool » - Dr Christelle Peybernard
Le Dry January ouvre un espace de réflexion pour les participants, les incitant à évaluer leur dépendance, qu'elle soit physique ou psychologique. Cette introspection est précieuse, notamment pour ceux qui souffrent en silence d'un rapport problématique à l'alcool. Ce défi est une approche sans stigmatisation, cherchant à dénormaliser plutôt qu'à diaboliser la consommation d'alcool, qui demeure le deuxième facteur de mortalité évitable après le tabac.
Le comédien et animateur, ancien chroniqueur au Petit Journal, met en garde contre l'idée que le mois sobre serait suffisant en soi. Tenter le Dry January, c'est une occasion d’apprendre à vivre sans alcool, de réinventer ses sorties sociales et de cultiver une forme de plaisir dans des activités sans alcool. Les soirées peuvent être tout aussi joyeuses, comme le prouve l'expérience de Maxime Musqua qui a organisé une soirée sans alcool à Paris, conquérant le cœur de ses participants lors de moments festifs.
Si la sobriété peut sembler intimidante au départ, elle mérite d'être explorée, car elle recèle d'innombrables bienfaits à différents niveaux. Pour ceux qui souhaitent approfondir leur réflexion sur leur consommation, la ligne d'écoute Alcool info service est disponible au 0 980 980 930.







