Dimanche 31 décembre, Emmanuel Macron a présenté ses traditionnels vœux aux Français, affirmant que 2026 serait une année "utile". Moins de dix minutes de discours ont suffi à susciter une vague de réactions de la part de la classe politique. Toujours dans une optique de rendre des comptes, le président a mis en avant le début de plusieurs réformes, qui, selon lui, apporteront des changements significatifs.
« Cette année doit donc être et sera une année utile. Nous verrons les premiers pas du service national. Nous protégerons nos enfants et nos adolescents des réseaux sociaux et des écrans. Nous irons enfin au bout du travail législatif sur la question de la fin de vie dans la dignité, » a-t-il déclaré, évoquant trois chantiers majeurs pour l'année à venir.
Réactions variées des oppositions
Malgré les affirmations du président, ces promesses n'ont pas trouvé écho chez les opposants, de La France Insoumise au Rassemblement national. Jean-Luc Mélenchon, sur les réseaux sociaux, a exprimé son scepticisme : « Qui se sent concerné par cette tirade d'annonces déjà entendues et de mots vides ? » De son côté, Jean-Philippe Tanguy, député du RN, a critiqué le discours en le qualifiant de « mensonge » sur le bilan de Macron.
Marine Tondelier, cheffe des écologistes, a déjà les yeux rivés vers 2027, annonçant une volonté de « préparer l'alternance » pour éviter de nouveaux reculs sous le mandat de Macron. D'ailleurs, le président a mentionné la présidence à venir, soulignant l'importance d'une élection présidentielle sereine, exempte d'ingérences étrangères.
Avant de penser à 2027, un débat crucial se profile à l'Assemblée nationale : le projet de loi de finances sera examiné à partir du 8 janvier. Selon plusieurs experts politiques, cette discussion sera déterminante non seulement pour la crédibilité du gouvernement mais aussi pour l’avenir des réformes promises par Macron. Comme le souligne Libération, « chaque annonce de Macron sera scrutée de près, tant la confiance est fragilisée. »







