Lors de son allocution du 31 décembre, Emmanuel Macron a mis en avant un discours à la fois introspectif et résilient. Dans un cadre illuminé par des bougies et une guirlande, le président a choisi de se concentrer sur ce qu'il considère comme ses derniers pas à l'Élysée avant de céder la place en 2027. « Je ne participerai pas à l'élection présidentielle », a-t-il affirmé, conscient des limites imposées par la Constitution française.
Pour le chef de l'État, l'urgence d'agir prédomine : « Je ferai tout jusqu'à la dernière seconde », a-t-il promis, soulignant la nécessité de continuer à mener des réformes significatives. Ces neuf minutes de vœux marquent le souhait de Macron de rester actif et engagé, même à l'approche de la fin de son mandat.
Malgré une opposition croissante et des critiques acerbes, notamment de la part de son ancien Premier ministre, Édouard Philippe, qui appelle à des élections anticipées, Macron refuse de céder à la pression. « Nous tenons, notre pays tient », affirme-t-il, tout en ligne avec l’adage populaire qui encourage la persévérance face à l’adversité.
Les enjeux de 2026
Les sujets abordés lors de son discours reflètent les défis à venir, allant de la mise en place d'un service national à la protection des enfants sur les réseaux sociaux, en passant par la fin de vie dans la dignité. Macron se positionne en architecte d’un futur qu’il veut « utile » pour ses concitoyens. « En 2026, nous aurons des chantiers cruciaux », déclare-t-il, plaçant des espoirs élevés dans les grandes réformes de son administration.
Lors de la réunion internationale prévue pour le 6 janvier, il insiste sur le rôle de la France face aux crises géopolitiques, notamment le conflit en Ukraine, soulignant la nécessité d'une coalition forte. Toutefois, il sait que le gouvernement et le Parlement doivent trouver des accords autour du budget pour établir une continuité dans ses projets.
Le 31 décembre a aussi vu des réactions controversées. Certains voient en ses mots une résonance nostalgique des paroles de Sarkozy à la fin de son mandat, tandis que d'autres, comme la députée du Rassemblement National, Caroline Parmentier, dénoncent une « litanie d’annonces déjà trahies ». Tous sont d'accord, cependant, sur une chose : quelque chose semble brisé, tant sur le plan politique que dans la perception de Macron lui-même.
En répétant l'expression « ne renonçons pas », le président cherche non seulement à galvaniser son auditoire mais aussi à se convaincre lui-même du chemin qui reste à parcourir. « Unité, force et espérance » pour les citoyens deviennent ses derniers mots d’encouragement à une France qui se prépare à un nouveau chapitre. Alors qu'il lui reste seize mois à gouverner, la question demeure : aura-t-il les mains libres pour changer le cours des choses ?







