Lors d'une récente allocution, le leader du Parti travailliste britannique, Keir Starmer, a révélé que le gouvernement soumettrait au vote du Parlement le déploiement possible de troupes britanniques en Ukraine, en cas de cessez-le-feu avec la Russie. Cette annonce a été faite le 7 janvier devant les députés et s'inscrit dans le cadre d'une déclaration d'intention signée par le Royaume-Uni et la France, en vue de soutenir la sécurité en Ukraine.
Starmer a précisé : « Je veillerai à tenir la Chambre des communes informée des développements et, si le déploiement devenait nécessaire, je soumettrais cette question à un vote ». Son engagement marque une volonté de transparence dans une situation évolutive, où le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, a également mentionné la nécessité d’une réponse coordonnée entre les nations européennes.
A Paris, lors d'une réunion avec des alliés, une « Déclaration de Paris » a été adoptée, où 35 membres, principalement européens, ont convenu de contribuer à la mise en place d'une force multinationale pour veiller au respect d'un éventuel cessez-le-feu, sous direction américaine. Selon des sources à l'Élysée, Emmanuel Macron a même évoqué la possibilité de déployer plusieurs milliers de soldats français pour cette mission.
Dans cette dynamique, Starmer a indiqué que les forces britanniques et françaises seraient chargées d'“établir des centres militaires en Ukraine et de protéger les infrastructures essentielles” en vue d’une coopération renforcée. « Notre nombre sera constitué en fonction des besoins et des plans que nous élaborons avec nos partenaires », a-t-il ajouté, faisant référence à une stratégie militaire collaborative.
Ce choix de renforcer la présence militaire britannique sur le terrain ukrainien suscite des réactions variées au sein de la communauté internationale. Des experts en relations internationales, comme François Heisbourg, estiment que « ce déploiement enverrait un signal fort à la Russie sur l'engagement des pays occidentaux en faveur de l'Ukraine ». Cependant, des voix critiques soulignent les risques potentiels d'une escalade du conflit.
Alors que l'incertitude persiste concernant un cessez-le-feu définitif, le dialogue entre les nations alliées se renforce, marquant un soutien continu à la souveraineté et à la sécurité de l'Ukraine.







