Le meurtre d'Alain Orsoni, survenu en Corse alors qu'il assistait aux obsèques de sa mère, soulève des interrogations tant sur les causes de son décès que sur la criminalité persistante sur l'île. Abattu d'une balle à distance, l'ancien leader nationaliste et ex-président de l'AC Ajaccio était considéré par certains comme un « chef de clan » lié à des activités criminelles.
Selon Le Parisien, cet assassin « aux allures de vendetta » pourrait être une résultante d’une spirale de violence qui fait de la Corse la région française métropolitaine avec le plus d'homicides par rapport à sa population. Jean-Pierre Marciniak, sociologue et expert sur la criminalité organisée, a déclaré : "Ce meurtre pourrait en effet servir de déclencheur à une prise de conscience collective." Il ajoute que "les Corses doivent se questionner sur ce qu'ils tolèrent comme fatalité." Ainsi, un mouvement citoyen a commencé à émerger sur l’île, avec des manifestations anti-mafia et des initiatives éducatives, comme des cours sur la déconstruction de la mythologie du crime.
La question de la criminalité corse prend également une dimension internationale, notamment à travers l'incendie tragique du bar « Le Constellation » à Crans-Montana, en Suisse, qui a causé la mort de 40 personnes. Corriere della Sera rapporte que des investigations sont en cours concernant les liens entre les propriétaires de l'établissement et des réseaux corses. Roberto Saviano, expert en mafia, souligne que le gérant de ce bar, originaire de Corse, présente un profil inquiétant en lien avec des activités illégales.
Ce contexte criminel est renforcé par le récent procès aisé « Hydra » en Italie, où 62 individus ont été condamnés pour avoir créé un consortium mafieux. Les médias italiens rapportent que les organisations criminelles s’infiltrent systématiquement dans l'économie légale, utilisant des techniques sophistiquées pour blanchir de l'argent.
En parallèle, la Chine s'apprête à établir une nouvelle ambassade à Londres, suscitant des inquiétudes quant à la proximité de cette mission diplomatique avec les câbles de communication sensibles du pays, selon The Times. Cette situation met en lumière les manœuvres géopolitiques qui ont lieu en arrière-plan.
Alors que les autorités tentent de poser des actions concrètes contre la criminalité, la société corse reste divisée entre ceux qui souhaitent un changement et ceux qui, par peur ou par habitude, préfèrent tourner le regard. Un sentiment de lassitude et de fatalisme semble s'installer, mais tout peut changer à la suite de ce meurtre tragique. La question demeure : jusqu'où la société corse sera-t-elle prête à se lever contre cette fatalité ?







