Le procès en appel de Marine Le Pen, présidente du Rassemblement National (RN), s'ouvre ce mardi 13 janvier à Paris. Il durera jusqu'au 12 février et pourrait radicalement influencer ses aspirations présidentielles de 2027.
Condamnée en mars 2025 pour des détournements de fonds publics liés au financement de ses assistants parlementaires, elle a écopé de quatre ans de prison, dont deux fermes, ainsi que d’une amende de 100 000 euros, et a été déclarée inéligible pour une durée de cinq ans. Dans cette affaire, le Parlement européen est accusé d’avoir été dupe, financement dont elle aurait bénéficié de 2004 à 2016.
Cette audience revêt une importance capitale : une confirmée de sa peine la priverait de la possibilité de se représenter lors de l'élection présidentielle de 2027. Selon un expert en droit politique, « l'impact sur sa carrière serait irréversible si elle ne parvient pas à inverser la décision ».
En ce début de procès, Le Pen affiche un « état d'esprit d'espérance », espérant une issue favorable qui pourrait permettre de relancer sa campagne présidentielle. Cette opinion est partagée par certains de ses partisans qui estiment qu’un jugement clément pourrait lui permettre de rebondir et de prendre de l'élan pour l’avenir.
Ce procès pourrait également redéfinir les contours du RN, déjà marqué par plusieurs scandales récents. Si Marin Le Pen réussit à obtenir un verdict favorable, ce serait un signal fort de résilience pour son parti alors que les élections approchent. Les observateurs politiques s'accordent à dire que le verdict du 12 février pourrait bien être un tremplin, ou un gouffre pour ses ambitions futures.
Alors que le pays s'approche des prochaines élections, il sera crucial de suivre ce procès, toutes les ramifications politiques qu'il pourrait engendrer et ce que cela signifie pour l’avenir du Rassemblement National.







