Les États-Unis ont officiellement désigné, ce mardi, les Frères musulmans présents en Egypte, au Liban et en Jordanie comme "organisations terroristes étrangères". Cette décision fait suite à des appels prolongés émanant de plusieurs alliés arabes des États-Unis. Le secrétaire d'État, Marco Rubio, a souligné que cette classification est une étape essentielle dans la lutte contre la violence et l’instabilité engendrée par certaines branches de ce mouvement islamiste à travers le monde.
Rubio a affirmé dans un communiqué : "Nous utiliserons tous les outils nécessaires pour couper ces groupes des ressources dont ils ont besoin pour mener à bien leurs activités terroristes." Une mesure qui pourrait avoir des ramifications significatives sur la politique étrangère américaine, en particulier dans une région déjà instable.
Réagissant à cette annonce, les Frères musulmans ont catégoriquement rejeté cette étiquette, arguant qu'ils ne représentent pas une menace et dénonçant cette classification comme déconnectée de la réalité. "Cela résulte de pressions extérieures", ont-ils affirmé, mentionnant les Emirats Arabes Unis et Israël, et ont même évoqué la possibilité d'un recours judiciaire contre cette décision.
En Egypte, où le mouvement est déjà interdit, les autorités ont salué cette décision, la désignant comme un pas décisif dans la lutte contre les extrémismes. Les analystes locaux considèrent cette décision comme une validation du discours gouvernemental qui positionne les Frères musulmans comme un danger pour la sécurité nationale.
Ce processus avait débuté en novembre dernier avec la signature d’un décret par Trump. Il était alors annoncé que les branches des Frères musulmans dans ces pays avaient des liens avec des organisations comme le Hamas et perçues comme incitatrices de violence et de déstabilisation.
Cette classification autorise les autorités américaines à mettre en œuvre des actions financières directes, telles que le gel des avoirs et des restrictions de voyage, visant à isoler ces mouvements. Des spécialistes, comme l'expert en géopolitique Jean-Pierre Filiu, soulignent que ces mesures pourraient exacerber les tensions au Moyen-Orient, et pourraient même inciter certains groupes à adopter des positions encore plus radicales.







