Le Premier ministre du Québec, François Legault, a annoncé sa démission ce mercredi 14 janvier, seulement quelques mois avant les élections provinciales. Ancien cofondateur d'Air Transat et en fonction depuis 2018, sa décision intervient dans un contexte de popularité déclinante et de sondages défavorables. Le paysage politique québécois semble ainsi se redessiner, avec la montée en puissance du Parti québécois, qui prône l'indépendance.
« Pour le bien de mon parti et surtout pour le bien du Québec, j’annonce aujourd’hui que je vais quitter mon poste de Premier ministre », a déclaré M. Legault devant un parterre de journalistes. Ému, le chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ) n’a pas fourni de détails explicites sur les raisons de son départ et a quitté la conférence sans répondre aux questions des médias.
Alors qu'il avait récemment affirmé son intention de rester en fonction jusqu'au scrutin d'octobre, la démission corrèle avec des mois tumultueux pour son gouvernement, marqué par des départs ministériels et des controverses sur la réforme de la rémunération des médecins. La colère gronde, particulièrement concernant des coûts exorbitants liés à des projets numériques gouvernementaux.
Le plus récent sondage, effectué lundi, plaçait M. Legault en mauvaise posture, le mettant non seulement en queue de peloton parmi les principaux partis, mais aussi en retard par rapport à d’autres concurrents comme le Parti québécois de Paul Saint-Pierre Plamondon, qui s’affiche comme le favori et envisage un référendum sur l'indépendance.
Beaucoup de Québécois, en quête de changement, ont exprimé leur déception face à un gouvernement dont les promesses semblent s’évanouir dans le flou. « Je vois bien qu’actuellement beaucoup de Québécois souhaitent du changement, notamment un changement de Premier ministre », a reconnu François Legault lors de son annonce.
Les experts s'accordent à dire que cette démission pourrait ouvrir la voie à une nouvelle ère pour le Québec, avec de potentielles implications sur les orientations politiques futures du gouvernement. Selon un analyste politique, « ce départ pourrait être le catalyseur dont le PQ avait besoin pour regagner du terrain auprès des électeurs », faisant croire à un avenir plus incertain pour le gouvernement sortant.
Le projet du gouvernement, pourtant soutenu par une majorité lors de son entrée en fonction, semble désormais fragilisé, marquant ainsi une occasion pour la CAQ de repenser sa stratégie à l'approche des élections. « Être Premier ministre a été le plus grand honneur de ma vie », a souligné M. Legault, révélant une certaine nostalgie à l’idée de quitter son poste.







