La liste rassemble tous les acteurs de la gauche, à l'exception de La France insoumise, qui s'apprête à dévoiler ses propositions pour la sécurité lors des prochaines élections municipales de mars 2026 à Carcassonne. Alignée sur une préoccupation collective, cette initiative vise à éviter de laisser le champ libre à la droite et à l'extrême droite.
Le premier secrétaire fédéral socialiste, Alix Soler-Alcaraz, a récemment mis en avant l'engagement de Claude Vo-Dinh, ancien secrétaire général de la préfecture de l'Aude, au sein de leur équipe. « La tranquillité publique est un enjeu qui nous concerne tous. Il ne s'agit pas de devenir des shérifs ou de faire du populisme sur les réseaux sociaux», a-t-il déclaré, visant un député d'extrême droite.
Trois principales priorités seront mises en avant par la liste Carcassonne Unie pendant leur mandat. La première, la prévention, se traduira par un soutien renforcé aux associations locales. « Certains quartiers souffrent d'un manque d'éclairage public. Nous devons rétablir cet éclairage si les habitants le souhaitent. Un système d'alerte informant rapidement la police municipale sera également mis en place grâce à la collaboration des commerçants », a précisé Alix Soler-Alcaraz.
La seconde priorité se concentre sur la proximité. Il est prévu d'établir « une police municipale au contact direct des habitants ». Un référent par secteur sera connu des riverains afin d’assurer une présence régulière, particulièrement devant les écoles. Pour atteindre ces objectifs, Alix Soler-Alcaraz envisage d'augmenter les effectifs de la police municipale de dix agents supplémentaires, ainsi que six agents de surveillance de la voie publique (ASVP). « Cela nécessitera un budget d'environ un demi-million d'euros », a ajouté Claude Vo-Dinh.
Enfin, la coordination et la formation des agents municipaux seront accentuées. Chaque agent responsable d'un quartier disposera d'un numéro de phone et d'une boîte mail connus, permettant une communication fluide avec les habitants. « Nous devons également constituer une équipe d’intervention prête à se déplacer rapidement en cas de besoin », a insisté celui qui pourrait devenir adjoint à la sécurité en cas d'élection victorieuse.
Alix Soler-Alcaraz a également promis un bilan semestriel dans chaque quartier pour s'assurer que les mesures correspondent aux attentes des Carcassonnais en matière de sécurité. Ces engagements s'inscrivent dans une dynamique collective visant à restaurer la confiance des citoyens dans leurs institutions locales.
Cette démarche s'ajoute aux réflexions des experts en sécurité publique, qui soulignent l'importance d'un dialogue continu entre la police et la population pour anticiper et prévenir les problèmes. Alors que d’autres villes de France, comme Marseille et Lille, font face à des défis similaires, Carcassonne pourrait devenir un modèle à suivre en matière de sécurité urbaine.







