Le drame survenu dimanche soir en Andalousie, impliquant deux trains à grande vitesse, a choqué le pays. Le dernier bilan fait état d'au moins 39 victimes, et plus de 123 personnes blessées, dont plusieurs gravement. Les autorités décrivent cet incident comme "extrêmement étrange", laissant perplexe la nation.
Salvador Jiménez, un journaliste de RNE, décrit le chaos qui a suivi le choc : "On a entendu un bruit assourdissant, semblable à un tremblement de terre". Il se trouvait dans la première voiture du train Iryo, qui circulait entre Malaga et Madrid. Ce dernier a déraillé, entraînant la collision violente avec un train en sens inverse à 200 km/h. Le conducteur de ce second train a tragiquement perdu la vie.
Les témoignages des passagers révèlent l'horreur de cette catastrophe. María Jiménez, qui voyageait dans la quatrième voiture, évoque "des turbulences qui se sont rapidement transformées en cris de terreur". Lucas Meriako, également rescapé, parle de la violence du choc et des blessures causées par des éclats de verre. De nombreux passagers ont été blessés, certains gravement, tandis que d'autres ont perdu la vie.
L'un des survivants, interviewé par El Diaro, raconte : "Quand j'ai ouvert les yeux, j'ai vu de la fumée, des personnes blessées et des cadavres tout autour de moi." D'autres comme Raquel décrivent avoir été projetés à l'intérieur du train, témoignant d'une expérience proche de la mort, où l'instinct de survie a pris le dessus.
Les secouristes ont eu beaucoup de difficultés à atteindre les victimes dans le terrain accidenté. Gonzalo, un résident de la ville voisine d'Adamuz, a été l'un des premiers sur les lieux. Il partage : "Lorsque j'ai vu la scène, c'était bien pire que ce que l'on peut imaginer à la télévision." Le passage du drame à la réalité a marqué tous ceux qui ont tenté d'aider.
Alors que les enquêteurs s'efforcent d'établir les circonstances de l'accident, les opinions varient quant aux mesures de sécurité en place. Les experts appellent à un examen approfondi des infrastructures ferroviaires, soulignant l'importance d'assurer la sécurité des passagers dans les transports en commun, comme l'a rapporté France 24. La situation reste instable et les familles des victimes sont dans le désespoir, attendant des réponses à leurs questions.







