Alors que Donald Trump a récemment réitéré sa menace d'imposer de nouveaux droits de douane à plusieurs pays européens, dont la France, Emmanuel Macron a évoqué un puissant instrument anti-coercition de l'Union européenne. Développé en 2023, cet outil, parfois comparé à un bazooka, vise à dissuader les pays qui utiliseraient des mesures commerciales pour exercer une pression sur les États membres de l'UE.
Le président français a souligné l'importance de se préparer à toute forme de coercition économique, évoquant l'exemple récent des menaces de Trump liées au Groenland. Selon la Commission européenne, la coercition économique se manifeste lorsqu'un pays menace d'utiliser des mesures commerciales pour influencer les décisions souveraines d'un État membre. L'UE, avec ses 27 nations, se veut donc prête à réagir fermement.
Ce mécanisme permettrait de restreindre des importations spécifiques, d'accéder à des marchés publics, ou d'interdire certains investissements, comme l’analysent des experts du domaine économique. « L’objectif est non seulement de protéger l’économie européenne, mais aussi d’envoyer un message clair : l’UE ne se laisse pas intimider », a déclaré un analyste d’EuroNews.
Ce nouvel instrument arrive à un moment critique dans les relations transatlantiques, où la tension commerciale ne cesse de croître. Les mesures de Trump, présentées comme une réponse à des pratiques supposées déloyales, soulèvent des préoccupations parmi les dirigeants européens, qui craignent un retour à des guerres commerciales destructrices.
Emmanuel Macron a déclaré que l’Europe doit se montrer unie et forte dans ses réponses, tout en multipliant les dialogues pour éviter une escalade des tensions. « C'est une question de souveraineté économique », a-t-il insisté devant des journalistes.
Le recours à cet instrument pourrait marquer un tournant dans la stratégie commerciale de l'UE, un bloc qui se positionne désormais comme un acteur résolu sur la scène internationale, face à une Amérique souvent jugée imprévisible.







