Face à la désindustrialisation : l'inertie des gouvernements en question. L'actualité économique française révèle une situation alarmante. Le Parti socialiste, en particulier, semble davantage préoccupé par l'augmentation des impôts que par des réformes efficaces pour freiner la chute inquiétante de l'industrie nationale.
Avec un endettement atteignant 3 482 milliards d'euros, sans compter les 800 milliards liés aux retraites non provisionnées, la véritable dette de l'État frôle les 4 282 milliards, soit plus de 140 % du PIB, selon des sources économiques. Les politiques socio-économiques, empreintes d'une suradministration et d'une décentralisation mal maîtrisée, aggravent la situation. Les idées de nationalisations et de hausse des impôts, portées par certains politiques nostalgiques des années 80, semblent anachroniques à une époque où l'efficacité et l'innovation dictent l'avenir économique.
Pour inverser cette tendance, des experts comme Agnès Verdier-Molinié de l’Institut Montaigne préconisent des mesures radicales : alignement des retraites sur la moyenne européenne, réduction des aides publiques, et diminution drastique du nombre de fonctionnaires. Selon un rapport du gouvernement, une telle stratégie pourrait générer jusqu'à 120 milliards d'euros d'économies sur le budget de l'État, un pas nécessaire vers la résilience économique.
La désindustrialisation est également illustrée par la fermeture imminente d'entreprises emblématiques, telles que Brandt, qui témoigne de l'échec des politiques industrielles. La transition vers les énergies renouvelables, en particulier avec la voiture électrique, peine à convaincre les consommateurs face à une offre souvent jugée peu accessible. Les perspectives de l’industrie automobile européenne se dessinent sombres, notamment face à la concurrence croissante de la Chine, qui s’installe durablement sur le marché européen.
Cependant, certaines initiatives réussissent à percer. Carmat, par exemple, a réussi à éviter la faillite grâce à un plan de financement innovant centré sur la coopération des salariés. Des entreprises comme Brevo, qui vise à devenir le « Salesforce européen », montrent que l'engagement dans l'innovation et une réflexion stratégique peuvent encore porter leurs fruits.
À l'aube d'une crise économique, l'absence de véritables réformes structurelles pourrait bien condamner l'industrie française à une longue agonie, selon plusieurs experts économiques. Pour construire un avenir durable, les décideurs politiques devront agir avec détermination et clairvoyance, à l’encontre des dynamiques d’une société qu’ils peinent à réformer.
Face à la désindustrialisation : l'inertie des gouvernements en question
La France est à un tournant crucial : l'heure des choix pour l'industrie est venue.







