Le lundi 19 janvier 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu se prépare à faire des annonces cruciales concernant le budget. En effet, alors que les débats au sein de l'Assemblée nationale sont jugés comme étant profondément entravés, il a prévu d'écrire aux députés et sénateurs pour exposer ses choix. Cependant, peu importe la direction qu'il choisira, son gouvernement risque de faire face à des motions de censure imminentes.
Après trois jours de réflexions intenses et d'analyses des nouvelles évolutions budgétaires, le climat s'annonce orageux pour le chef du gouvernement. Selon des sources de Le Monde, Lecornu a passé un week-end studieux à l'hôtel de Matignon, analysant crise économique et compromis politiques. Lors d'un Conseil des ministres prévu ce lundi, il va explorer les options à sa disposition : recourir au controversé 49.3 ou opter pour des ordonnances, une pratique qui serait inédite dans ce contexte.
Le 49.3, mécanisme qui permet de faire adopter une loi sans vote à l'Assemblée, nécessite une activation répétée pour valider à la fois les recettes, les dépenses et l'ensemble du texte budgétaire. En revanche, l'ordonnance pourrait permettre une mise en œuvre plus rapide des finances publiques, même en cas de chute du gouvernement. Toutefois, le hic, comme le souligne plusieurs constitutionnalistes, est que seule la version initiale du budget peut être soumise sous forme d'ordonnance, rendant les évolutions de fin de semaine inéligibles sans une loi rectificative.
Des voix s'élèvent contre cette option. Mélanie Thomin, secrétaire du Parti socialiste, s'est exprimée en ces termes : « Un recours aux ordonnances serait perçu comme un coup d'État budgétaire ». Cette position est également partagée par d'autres parlementaires socialistes qui prônent une défense des mécanismes parlementaires. Pendant ce temps, certains comme Philippe Gosselin (LR, Manche) plaident pour la rapidité d'action que pourraient offrir les ordonnances, tout en cautionnant la nécessité d'une évaluation rigoureuse du déficit.
Cette situation précaire crée une dynamique politique délicate où chaque décision pourrait porter des conséquences lourdes. Comme le souligne Paul Christophe de Horizons, « les concessions récentes de la majorité fiscale représentent des milliards d'économies moindres », mettant davantage de pression sur le Premier ministre pour qu'il lève le voile sur ses intentions. Il est clair qu'une tempête politique se prépare, les regards des observateurs étant rivés sur Matignon et l'Assemblée.







