Pour la troisième fois depuis le début de la mobilisation en décembre, le musée du Louvre est resté fermé ce lundi. Cette grève, votée par environ 300 agents lors d'une assemblée générale, vise à obtenir de meilleures conditions de travail.
"Le musée n'ouvre pas aujourd'hui (lundi)", a confirmé une porte-parole. Les agents, représentés par l'intersyndicale (CFDT, CGT, SUD), expriment leurs frustrations face à la dégradation de leurs conditions de travail, particulièrement après un incident survenu le 19 octobre dernier.
Parmi leurs revendications, un alignement des salaires avec ceux du ministère de la Culture est crucial. "À travail égal, salaire égal", a déclaré Christian Galani de la CGT, soulignant que les discussions à venir, planifiées pour jeudi, pourraient être déterminantes.
Malgré l'annonce de près de 140 recrutements depuis le début des grèves, de nombreux agents estiment que sans une réforme de la gouvernance, leurs problèmes persisteront. "On peut avoir des annonces, mais la direction doit reconnaître ses erreurs", a ajouté Valérie Baud de la CFDT.
De son côté, la direction du musée évoque un "dialogue nourri" avec les agents et la mise en place de mesures pour améliorer la gestion des flux de visiteurs et renforcer la sécurité des employés. Cependant, pour certains, ces promesses ne suffisent pas et les inquiétudes demeurent sur la détérioration de l'environnement de travail.
Dimanche, Rachida Dati, ministre de la Culture, a confirmé la légitimité des revendications des grévistes et a promis des "décisions conséquentes" dans un avenir proche. Cependant, la question des salaires reste un obstacle majeur pour un accord durable.
En effet, deux journées de fermeture du musée ont déjà coûté environ un million d'euros en pertes de revenus, selon les estimations de la direction. L'avenir du Louvre et la satisfaction de ses employés sont désormais entre les mains des négociateurs.
Ces événements reflètent une période de turbulences pour les institutions culturelles en France, où les agents revendiquent une reconnaissance de leur travail et des améliorations salariales qui leur permettent de vivre dignement.







