La situation sociale au Louvre continue de s’aggraver. Les employés, réunis en assemblée générale, ont voté à l'unanimité pour reconduire la grève. Cette décision a été prise ce lundi 19 janvier et a été rapportée par des sources syndicales, indiquant que les encadrants de la sécurité sont invités à se joindre au mouvement.
"Chaque tentative d'ouverture semble raviver le mouvement de grève. La mobilisation est forte et la détermination des salariés grande," confie une source proche des syndicats.
La fermeture du musée est officiellement justifiée par un mouvement social, comme l'indique le site internet du Louvre, qui assure que les visiteurs ayant réservé des billets pour ce lundi seront automatiquement remboursés.
Des revendications persistantes
Les employés expriment leur déception quant aux réponses apportées concernant leurs conditions de travail, jugées insuffisantes. Des annonces récentes faites par la ministre de la Culture sur un changement de gouvernance ont recueilli des réactions positives, mais cela ne semble pas suffire pour apaiser les tensions.
Cette grève, l'une des plus marquantes de l'histoire du musée, avait obligé à plusieurs reprises le Louvre à n’ouvrir que partiellement ses espaces, limitant l'accès aux œuvres maîtresses telles que la Joconde et la Vénus de Milo. L'histoire de cette mobilisation angoissante a débuté le 15 décembre, révélant des dysfonctionnements ébranlant la gestion du musée, accentués par des événements sécuritaires récents.
Après une pause durant les fêtes, le mouvement a repris le 5 janvier, coïncidant avec le début de négociations portant sur les rémunérations, l'un des points critiques du conflit. Les discussions se poursuivent avec le ministère de la Culture, dans un climat de tension palpable.
Pour les visiteurs et les passionnés d'art, l'incertitude est grande. À l'heure où le Louvre tente de se renouveler pour améliorer l'expérience de ses visiteurs, les conflits internes fragilisent cette ambition.







