Les États-Unis s'apprêtent à renvoyer des migrants iraniens vers leur pays d'origine, où la répression gouvernementale a entraîné de nombreux décès suite aux récentes manifestations. Cette alarmante nouvelle a été révélée par l'ONG Irano-Américaine, qui s'inquiète des conséquences que cette décision pourrait avoir.
Il s'agirait de la première expulsion de migrants vers l'Iran depuis le début de la mobilisation le 8 janvier. Ce mouvement pacifique a été violemment réprimé, laissant des milliers de morts derrière lui. Les autorités américaines, sous pression, semblent intensifier ces expulsions, qui remettent en question l'engagement des États-Unis envers les droits de l'homme.
Donald Trump, l'ancien président, avait précédemment évoqué des frappes potentielles contre l'Iran en réaction à cette répression, mais a récemment indiqué que Téhéran avait gelé certains de ses projets d'exécution pour apaiser les tensions.
Dans une déclaration accablante, Jamal Abdi, président de l'ONG National Iranian American Council, a déclaré : « La même administration qui avait promis aux Iraniens que l'aide arriverait au plus fort d'une répression meurtrière est aujourd'hui en train de renvoyer de force des Iraniens vers le danger. »
Troisième vol
Ce vol serait en fait le troisième à transporter des migrants iraniens expulsés des États-Unis, des précédents ayant eu lieu en septembre et décembre dernier. Abolfazl Mehrabadi, diplomate représentant les intérêts de l'Iran aux États-Unis, a confirmé qu'une quarantaine d'Iraniens seraient expulsés depuis l'aéroport de Phoenix, en Arizona, ce week-end.
Parmi ces expulsés figurent deux hommes homosexuels, qui risquent l'exécution en Iran, où l'homosexualité est sévèrement punie. L'American Immigration Council souligne qu'ils sont actuellement retenus dans un centre de rétention en Arizona, et que des démarches juridiques sont en cours pour empêcher leur déportation.
« Les expulser à ce stade constituerait une grave atteinte au droit à une procédure régulière, » avertit l'organisation dans un communiqué, exprimant son inquiétude concernant la conformité de ces actions avec les standards internationaux des droits humains.
Contacté par l'AFP, le ministère américain de la Sécurité intérieure demeure silencieux sur ces expulsions, soulevant des questions sur les pratiques de renvoi et la protection des droits des réfugiés.
En abordant les expulsions, on ne peut ignorer que la lutte contre l’immigration clandestine demeure une priorité pour l'administration américaine actuelle, souvent étiquetée avec une rhétorique alarmiste associant immigrants et criminalité.







