Le "Grinch", suspecté de faire partie de la flotte fantôme russe, a été intercepté ce jeudi par les autorités françaises dans les eaux internationales. Le capitaine indien du pétrolier a donc été placé en garde à vue, selon les informations fournies par le parquet de Marseille. Ce dimanche, la préfecture maritime de Méditerranée a annoncé que le navire serait "mis à disposition de la justice française".
Ce pétrolier est suspecté de faire partie d'une flotte de navires fantômes qui permettent à la Russie d'exporter son pétrole en contournant les sanctions imposées par l'Occident. Au cours du weekend, un photographe de l'AFP a constaté que le Grinch était stationné dans le golfe de Fos, à environ 500 mètres de la côte de Martigues.
Intercepté avec l’aide « de plusieurs de nos alliés »
Ce navire a été arraisonné jeudi matin dans les eaux internationales de la mer d'Alboran, entre l'Espagne et l'Afrique du Nord. Emmanuel Macron a précisé sur Twitter que l'opération avait été réalisée avec "le concours de plusieurs de nos alliés", notamment le Royaume-Uni.
Les images de la marine nationale montrent les commandos prenant le contrôle du Grinch après un déploiement depuis un hélicoptère. Les commandos français ont rapidement sécurisé la passerelle en clamant "Marine française, Marine française" pour avertir l’équipage présent.
Suite à cet arraisonnement, le parquet de Marseille a ouvert une enquête préliminaire pour défaut de pavillon. Comme le veut la procédure maritime, l’équipage a fait l'objet de restrictions avant d'être remis aux autorités françaises. Le Grinch, long de 249 mètres, figure sous ce nom sur la liste des navires de la flotte fantôme russe sanctionnés par le Royaume-Uni, tandis qu'il apparaît sous le nom de "Carl" sur les listes de l'Union européenne et des États-Unis.
Ceci marque la deuxième opération menée par la France contre des navires russes, après l'arraisonnement du Boracay fin septembre, qui avait également été détourné vers le port de Saint-Nazaire.







