En réponse aux attaques de l'administration Trump, les leaders européens ont exprimé leur volonté de rétablir le lien transatlantique lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, qui s'est tenue en Allemagne. Emmanuel Macron a plaidé pour que l'Europe soit perçue comme un modèle plutôt qu'une caricature.
Lors de l'ouverture de la conférence, le 13 février, les dirigeants ont délivré un message clair aux États-Unis : il est urgent de "raviver" les relations transatlantiques en s'inspirant des valeurs européennes. Emmanuel Macron a déclaré en anglais : "L'Europe a été stigmatisée comme un modèle obsolète, une économie en déclin, et une société confrontée à des défis migratoires qui menacent ses fondements culturels."
Macron a aussi signalé que certains décrivent l'Europe comme un continent où la liberté d'expression serait limitée, se référant indirectement aux propos tenus l'année précédente par JD Vance, ancien vice-président américain.
Le chancelier allemand Friedrich Merz a également souligné, lors de son intervention, l'importance de restaurer la confiance entre les partenaires. "À l'ère de la rivalité entre grandes puissances, même les États-Unis ne peuvent pas agir seuls," a-t-il averti. Alexander Stubb, le président finlandais, a partagé ce sentiment en évoquant les domaines de coopération potentiels, tels que la défense et l'innovation technologique.
Des discussions informelles et des réunions secrètes
Mark Rutte, secrétaire général de l'OTAN, a avancé que l'Europe joue désormais un rôle de leadership au sein de l'organisation, renforçant ainsi le lien transatlantique. Emmanuel Macron a précisé que les États-Unis ont aussi la responsabilité de clarifier leurs attentes envers l'Europe.
Les débats officiels à Munich, se déroulant sous haute protection policière, sont également l'occasion de rencontres plus informelles. Le ministre ukrainien Andriï Sybiga a ainsi échangé avec son homologue chinois Wang Yi sur le rôle de la Chine dans le processus de paix en Ukraine.
La guerre en Ukraine est un sujet central, et le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exprimé l'importance d'une industrie de défense forte en Europe, tout en soulignant l'importance d'un partenariat efficace avec les États-Unis.
Emmanuel Macron a réaffirmé sa volonté d'initier un dialogue avec Vladimir Poutine et a évoqué la nécessité pour l'Europe de se préparer en vue d'une coexistence future avec la Russie.
Une dynamique nouvelle au sein des relations internationales
Marco Rubio, secrétaire d'État américain, a tenu des discussions constructives avec la Première ministre danoise Mette Frederiksen sur des questions d'intérêt commun, notamment le Groenland. À l'inverse de son prédécesseur, Rubio se montre plus ouvert au dialogue.
Mortimer Grossi, du AIEA, a estimé qu'un accord sur le programme nucléaire iranien était réalisable, mais nécessiterait une approche très délicate.
Avec AFP







