Lors d'une déclaration récente, Donald Trump a mis en avant la possibilité d'un renversement du régime iranien, dans un contexte de dialogue difficile entre les États-Unis et Téhéran concernant les capacités nucléaires et balistiques de l'Iran.
Le président américain a confirmé l'envoi imminent d'un second porte-avions américain dans la région, soulignant qu'une telle intervention pourrait être nécessaire. "Il semble que cela serait la meilleure chose qui puisse arriver", a-t-il déclaré aux journalistes, lorsqu'il a été interrogé sur l'éventualité d'un changement de régime.
Reza Pahlavi, fils de l'ancien chah d'Iran, a encouragé les Iraniens à se mobiliser à nouveau, après les manifestations violentes de janvier dernier. Pahlavi a prévu des rassemblements à Munich, Toronto et Los Angeles pour dénoncer la répression en cours en Iran.
Lors d'une précédente intervention, Trump avait souligné les conséquences dramatiques de la répression en Iran, qui aurait causé des milliers de pertes humaines, selon des ONG comme Human Rights Activists News Agency (HRANA).
Les deux pays, qui sont en désaccord sur de nombreux points, ont vu les négociations reprendre le 6 février dernier à Oman, mais l'avenir de ce dialogue semble incertain. Les États-Unis, soutenus par Israël, cherchent à limiter le programme de missiles balistiques de l'Iran et à mettre un terme à son soutien à des groupes armés, tandis que Téhéran insiste pour conserver ses capacités nucléaires.
Dans un contexte de tensions croissantes, Trump a menacé Téhéran de conséquences "traumatisantes" si un accord n'est pas atteint. Rappelons qu'il avait, dans le passé, exprimé des réserves quant à un changement de régime, craignant que cela ne mène à un chaos encore plus grand.
Les experts s'interrogent également sur les cibles potentielles d'une éventuelle intervention militaire américaine. Rafael Grossi, secrétaire général de l'Agence internationale de l'énergie atomique, a récemment mentionné qu'un accord sur les inspections nucléaires pourrait être envisageable, mais qu'il resterait "extrêmement difficile". L'Iran a, pour sa part, refusé en novembre dernier que l'AIEA inspecte ses installations et continue de marquer son opposition à toute forme de pression extérieure.
En fin de compte, alors que les manifestations en Iran continuent de faire des victimes, le discours de Trump pourrait inciter à une escalade encore plus importante, tant du côté américain que du côté iranien. Les prochaines heures et jours pourraient déterminer l'issue ou l'intensification de cette crise majeure.







