Vendredi dernier, aux alentours de 18 heures, un homme a attaqué un militaire de la gendarmerie nationale sous l’Arc de Triomphe, durant la cérémonie quotidienne en hommage au Soldat inconnu. L'individu s'est immédiatement précipité avec un couteau et une paire de ciseaux, comme l'indique le parquet national antiterroriste (Pnat).
Le gendarme présent participait à cette cérémonie et a été rapidement soutenu par un autre militaire qui a fait usage de son arme pour neutraliser l’assaillant. Selon un communiqué, le gendarme initial n’a pas subi de blessures physiques, le couteau ayant heurté le col de son uniforme. Une source policière a précisé que les blessures étaient très légères.
Un assaillant connu des autorités
L'assaillant a été atteint par plusieurs balles et malgré son transport vers l'hôpital, il a succombé à ses blessures. Avant l’attaque, il avait appelé le commissariat d’Aulnay-sous-Bois pour annoncer son intention de « faire un massacre » et de « tuer des policiers ». Cette alerte avait été transmise aux forces de l'ordre, mais l'individu n'avait pu être localisé qu'une fois arrivé sur les lieux de l'agression.
Un dispositif de sécurité conséquent a été déployé autour de la place de l'Etoile, engendrant la fermeture temporaire des accès à la tombe et des arrêts de bus, les transports étant progressivement rétablis vers 20 heures. En soirée, des agents de la police scientifique menaient des inspections, utilisant des lampes torches pour examiner un véhicule de gendarmerie stationné à proximité.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a exprimé son soutien au gendarme qui a réagi avec « sang-froid et détermination face à la menace terroriste ». En marge de la Conférence de Munich sur la sécurité, le président Emmanuel Macron a également salué le courage des forces de l'ordre, affirmant que la vigilance est essentielle.
Identité de l'assaillant
Brahim B., né en 1978 et de nationalité française, avait des antécédents criminels notables, y compris une condamnation à 17 ans de prison en 2013 pour tentative d’assassinat lié à une activité terroriste. Transféré en France en 2015 après avoir purgé sa peine en Belgique, il était sous surveillance depuis sa sortie de prison à la fin de l'année 2025, étant fiché S et devant pointer quotidiennement au commissariat.
Une enquête lancée
Le parquet national antiterroriste a rapidement ouvert une enquête de flagrance pour préciser les circonstances de cette agression. Un magistrat a été dépêché sur place pour coordonner les investigations, qui sont maintenant confiées à la section antiterroriste de la brigade criminelle de Paris, supervisée par la direction de la police judiciaire et la DGSI.
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