Quatre agriculteurs, tous affiliés à la CR31, ont été convoqués le 13 février 2026 pour des actes de dégradation sur des transformateurs électriques, survenus lors d'opérations nocturnes entre le 15 et le 26 janvier. Leurs actes ont privé d'électricité environ 4.300 foyers dans plusieurs communes de Haute-Garonne.
Les dégradations ont été constatées dans des zones comme Saint-Gaudens et Carbonne, touchant 73 transformateurs d'Enedis, ce qui a incité la gendarmerie à engager une enquête approfondie. Cette dernière a permis d'arrêter six individus, dont quatre ont été identifiés comme auteurs des faits. Deux d'entre eux ont été interpellés avec un coupe-boulon dans leur véhicule.
Les agriculteurs en question, dont le président de la CR31 Maxime Raud, âgés de 35 à 45 ans, habitent principalement dans le Comminges et le secteur de Rieumes. Ils sont désormais poursuivis pour dégradation de biens d'utilité publique et pourraient encourir jusqu'à sept ans d'emprisonnement. Bien que d'autres infractions soient mentionnées, comme le vol en réunion, ils ne sont pas poursuivis pour coupes d'arbres sauvages.
Une enquête sous haute surveillance
Le procès prévu pour le 8 avril a déjà généré des tensions. En effet, une quarantaine de membres de la CR31 se sont rassemblés devant le palais de justice pour soutenir leurs camarades. Dominique Raud, épouse du président, a dénoncé les restrictions imposées lors de ces interpellations et les difficultés rencontrées par les agriculteurs pour exprimer leurs revendications concernant l'industrie agricole.
Le Procureur de la République de Toulouse, David Charmatz, a tenu à clarifier que ces dégradations ne sont pas liées aux récentes manifestations agricoles, expliquant que les opérations étaient planifiées et concertées, et non pas le fruit d'un mouvement de protestation.
Enedis a évalué le coût des réparations entre 80.000 et 90.000 euros. En attendant la suite des événements judiciaires, les quatre agriculteurs ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire.







