Le 15 mars 2020, les élections municipales françaises se déroulent dans un contexte surréaliste, alors que la pandémie de coronavirus progresse. Malgré les craintes, le gouvernement, après des recommandations scientifiques, décide de maintenir le scrutin, entraînant une participation record en forte baisse.
Ce jour-là, les françaises et français font face à une atmosphère lourde et tendue, tandis que des mesures de distanciation sociale sont mises en place. Le Premier ministre Édouard Philippe annonce la fermeture des lieux publics non essentiels, mais Emmanuel Macron tente de rassurer en affirmant que voter ne pose pas de danger sanitaire.
Cependant, le port du masque n'est pas encore recommandé, et des précautions comme le gel hydroalcoolique et le nettoyage régulier des bureaux de vote sont instaurées. Les électeurs, inquiets, adaptent leurs comportements, évitant de toucher les surfaces communes et venant avec leurs propres stylos.
La participation dégringole de près de 20 points par rapport aux précédentes élections à seulement 44,66%. La Voix du Nord décrit les bureaux comme des lieux de passage anxiogènes, renforçant le sentiment de peur ambiant.
Dès le lendemain, face à cette situation extraordinaire, le report du second tour s’impose. Emmanuel Macron annonce le confinement général, changeant radicalement la donne pour les électeurs. Le second tour, finalement fixé au 28 juin, voit la participation chuter encore, atteignant 41,86%.
Ce scrutin pose alors la question de savoir dans quelle mesure les résultats reflètent la volonté des électeurs, avec des inquiétudes sur la montée des écologistes dans des villes traditionnellement tenues par la droite. Des anecdotes de contamination durant la campagne montrent aussi l'impact sanitaire de ces élections. Le scrutin de 2020 reste gravé dans les mémoires non seulement pour ses résultats mais aussi pour le contexte exceptionnel qui l'a accompagné.







