Six ans d’emprisonnement ont été requis contre David Vital, un homme influent dans les milieux économique et politique réunionnais. Jugé du 9 au 11 février à Saint-Denis, il est impliqué dans un vaste dossier de fraudes fiscales, fausses factures et corruption, aux côtés de six autres prévenus.
Affaire ultra médiatisée à La Réunion
Cette affaire, qui a suscité une forte attention médiatique, a commencé suite à un divorce qui a mis en lumière l'absence de déclaration d’impôts de Vital. Les enquêteurs ont découvert qu’en plus de ses activités, il dirigeait une société sous le nom de son fils, avec plus d’un million d’euros de transactions sur deux ans provenant de jeux et de soirées de poker.
Le prévenu « connaissait la Terre entière »
Les investigations ont révélé que David Vital avait un réseau étendu, puisqu’il était considéré comme un apporteur d'affaires pour de nombreux entrepreneurs. François Caillé, directeur du groupe Caillé, a témoigné que Vital était capable de recruter des « grands frères » pour protéger les entreprises durant des moments de crise. Son influence s’étendait aux affaires publiques, avec des soupçons d’abus de biens sociaux.
Une machination complexe
Les fausses factures utilisées pour obtenir des liquidités comprenaient des arrangements apparemment innocents qui dissimulaient des transactions illégales. En tout, Vital aurait utilisé des stratagèmes pour se procurer de l'argent auprès de diverses sources, démontrant une compréhension habile des mécanismes de l'influence à La Réunion.
Six ans de prison requis
Au terme de l’audience, la procureure a qualifié Vital d'homme avide d'argent et de pouvoir, s'érigeant comme un acteur de la corruption. Elle a demandé une peine de six ans d'emprisonnement, une amende de 375 000 €, et une interdiction de gestion pour 15 ans, soulignant le rôle néfaste qu'il a joué dans les affaires publiques. « Comment des dirigeants d’entreprise ont-ils pu faire confiance à un individu aux pratiques si douteuses ? » s'est interrogée la magistrate.
Une défense controversée
David Vital a dénoncé un « procès inéquitable », indiquant qu'il n'a pas pu préparer sa défense de manière adéquate, ayant engagé un nouvel avocat juste avant l’audience. Il a clamé son innocence, affirmant qu'aucun « argent sale » n'était en jeu, et a insisté sur son intention de faire appel. La décision du tribunal est attendue le 10 avril.







