Alors que le Soudan du Sud fait face à une détérioration alarmante de la situation des droits humains, Volker Türk, le Haut-Commissaire des droits de l'homme de l'ONU, lance un appel urgent à la communauté internationale. En janvier, 189 civils ont été tués et le nombre de violations des droits humains a augmenté de 45% par rapport au mois précédent, mettant en lumière la gravité de la crise. "Une action rapide est essentielle pour maintenir l'accord de paix et empêcher la fragmentation du pays et les cycles de représailles", a-t-il déclaré lors d'une réunion du Conseil des droits de l'homme à Genève.
Le Soudan du Sud, le plus jeune État du monde, est plongé dans une guerre persistante, une pauvreté endémique et une corruption galopante depuis son indépendance en 2011. La violence a récemment repris de plus belle entre les forces loyalistes du président Salva Kiir et les milices de son ancien rival Riek Machar, qui est maintenu en résidence surveillée depuis longtemps.
Dans son rapport, Türk a évoqué l'attaque tragique de civils dans le comté d'Ayod, un des épicentres des affrontements dans le nord de l'État de Jonglei. Les témoignages recueillis par l'AFP révèlent que les soldats auraient ordonné aux habitants de se rassembler avant de tirer sur la foule, causant la mort de 21 civils, y compris des femmes et des enfants. Cette situation dramatique nécessite une réaction immédiate et forte de la part de la communauté internationale.
Des témoins ont rapporté que les soldats avaient ordonné aux habitants de se rassembler avant d'ouvrir le feu, entraînant la mort de 21 civils innocents.
Volker Türk, Haut-Commissaire des droits de l'homme de l'ONUà l'AFP







