Le président français Emmanuel Macron a tenu des propos fermes ce samedi 28 février, en appelant à mettre un terme à la "dangerosité" croissante des tensions entre les États-Unis, Israël et l'Iran. Dans le cadre de son échange avec le chancelier allemand Friedrich Merz et le Premier ministre britannique Keir Starmer, la nécessité de stopper les attaques iraniennes a été soulignée, alors que la République islamique a répliqué avec des tirs de missiles.
Macron a insisté sur l'urgence de "cesser" toute escalade après les frappes conjointes israélo-américaines, appelant à redonner au peuple iranien la possibilité de décider de son avenir. "Nous condamnons avec la plus grande fermeté les attaques iraniennes", ont affirmé les dirigeants dans un communiqué commun.
Une réunion urgente du Conseil de sécurité des Nations unies
Macron a également déclaré que l'Iran se doit de négocier de "bonne foi" le démantèlement de ses programmes nucléaire et balistique. Dans son message sur X, il a convoqué une "réunion urgente du Conseil de sécurité des Nations unies". Il a précisé que toutes les mesures sont en cours pour garantir la sécurité des Français et de leurs alliés au Moyen-Orient, et que la France est prête à intervenir.
La parole doit aussi être donnée au peuple iranien, a précisé Macron, rappelant que les dernières manifestations contre le régime avaient été réprimées dans la violence. "Il est crucial que le peuple puisse construire son avenir librement", a-t-il souligné.
200.000 Français et binationaux en Israël et 901 en Iran
Environ 200.000 Français et binationaux résident en Israël, dont près de 98.000 sont inscrits sur les listes consulaires, contre 901 en Iran. La France dispose de troupes au Proche-Orient, notamment au Liban et aux Émirats arabes unis. Les frappes réciproques entre les États-Unis, Israël et l'Iran commencent à provoquer des pertes humaines, avec au moins 51 victimes signalées dans une école au sud de l'Iran, selon RTL.
Des explosions ont été rapportées dans plusieurs villes du Golfe où se trouvent des bases américaines, et plusieurs pays régionaux ont fermé leur espace aérien face à la montée des tensions.







