Depuis le début de l'opération militaire en Ukraine, le 24 février 2022, les enjeux géopolitiques se multiplient. L'interview de Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères russe, diffusée sur France 2, a provoqué une onde de choc, tant en France qu'à Kiev. Chaque soir, 20 Minutes vous dévoile l'essentiel de cette guerre aux répercussions considérables en Europe.
Le fait marquant
« Répéter des mensonges à une heure de grande écoute n’en fait pas des vérités » : c'est ainsi que Jean-Noël Barrot a qualifié les déclarations de Lavrov. Le ministre français a dénoncé une tribune donnée à la propagande russe. Sur X, l'expert en relations internationales, Dimitri Minic, de l’Institut français des relations internationales (Ifri), a décrit la séquence comme une « séquence catastrophique sur le service public ». D'après lui, France Télévisions ne mesure pas la gravité de la bataille informationnelle menée par le Kremlin.
Quant à l’ambassadeur ukrainien à Paris, Vadym Omelchenko, il a exprimé son indignation : « À quoi bon offrir une tribune à un fasciste ordinaire et à un criminel de guerre ? »
Diffusée à une heure de grande écoute, l'interview a attiré 3,4 millions de téléspectateurs. Philippe Corbé, directeur de l'information de France Télévisions, a tenté de justifier ce choix en disant : « Interviewer Lavrov a un intérêt journalistique évident. »
Les déclarations clés
« Poutine nourrit l’espoir cynique que l’escalade au Moyen-Orient détourne notre attention de ses crimes en Ukraine »
Cette affirmation émane de Johann Wadephul, le responsable des affaires étrangères allemand, qui a appelé à ne pas laisser ce calcul réussir. Il a plaidé pour une pression accrue sur Moscou, alors que le G7 se prépare à une rencontre cruciale.
Une tendance préoccupante
Les États-Unis, dans un contexte toujours plus tendu, envisagent de rediriger vers le Moyen-Orient des armements initialement destinés à l'Ukraine. Marco Rubio, secrétaire d'État américain, a déclaré : « Si nous avons besoin de quelque chose pour l'Amérique, nous allons le garder d’abord pour l’Amérique. » Cette déclaration a accentué les doutes sur l'engagement américain envers l'Ukraine. Il a également accusé Volodymyr Zelensky de mentir sur les conditions imposées par Washington pour garantir la sécurité de l'Ukraine.
« C’est regrettable qu’il l’ait dit, car il sait que ce n’est pas vrai », a commenté le chef de la diplomatie américaine, alors que la recherche de la paix semble s'éloigner davantage.
Pour plus de détails sur ce sujet brûlant, n'hésitez pas à consulter le dossier de 20 Minutes sur la guerre en Ukraine.







