Les nations du G7 se sont réunies près de Paris et ont pressé l'Iran de rétablir la libre circulation maritime dans le détroit d'Ormuz. Dans leur communiqué, ils ont appelé à une liberté de navigation "sûre" et "permanente".
Cet appel survient après que les Gardiens de la Révolution iraniens ont déclaré avoir contraint trois porte-conteneurs à faire demi-tour, ajoutant que cette voie stratégique était désormais interdite aux navires se dirigeant vers des ports jugés hostiles.
Parmi ces navires, deux du transporteur chinois Cosco ont été contraints de rebrousser chemin, selon des informations de la plateforme Kpler. Parallèlement, l’Iran a indiqué que seuls les "navires non-hostiles" seraient autorisés à naviguer, tandis que Donald Trump a évoqué jeudi le passage de "dix navires" dont la véracité n’a pas pu être confirmée de manière indépendante.
Des transits en chute libre
Du 1er au 26 mars, seulement 165 traversées ont eu lieu dans le détroit, soit une diminution de 95 % par rapport à la normale, où environ 120 transits quotidiens sont comptabilisés. Parmi ces mouvements, 104 ont été réalisés par des pétroliers et méthaniers, la majorité prenant la direction de l'est, en sortant du détroit.
Depuis le début du mois de mars 2026, 24 navires commerciaux, dont 11 pétroliers, ont été attaqués ou impliqués dans des incidents dans la région, selon l’Organisation maritime internationale (OMI). Aucun incident n’a cependant été signalé depuis le 22 mars, lorsque le vraquier Phoenix a rapporté une explosion près des eaux émiraties.
Victimes en mer
Amèrement, la guerre qui a éclaté le 28 février a causé la perte d’au moins huit marins ou dockers dans la région, d’après l'OMI. Quatre autres sont portés disparus et dix personnes ont été blessées, alors que 20.000 marins se retrouvent actuellement bloqués sur 3.200 navires dans la zone. L'OMI a récemment appelé à la création d'un couloir maritime pour permettre l'évacuation des navires immobilisés.







