Enregistrant une défaite cuisante lors du second tour des élections municipales, Jacques Mangon, tête de liste d'Agir pour Saint-Médard, voit son avenir politique fortement remis en question. Avec seulement 30,6 % des voix (soit 4 344 votes), l’ancien maire de 2014 à 2020 a failli à reconquérir sa mairie face au candidat socialiste sortant, Stéphane Delpeyrat-Vincent.
Les membres du parti Les Républicains, dirigés par Jacques Bouteyre, n'hésitent pas à qualifier cette perte de "belle volée". Dans un post sur les réseaux sociaux, ils partagent une analyse acerbe concernant les conséquences de cette défaite : "Ce second tour, attendu comme un sursaut, a confirmé les mauvais résultats du premier, avec un recul de la participation d près d'un millier de votants", relève le groupe.
Réflexion interne et renouveau nécessaire
Au-delà des résultats, les Républicains ne cherchent pas à éluder leurs responsabilités internes. Reconnaissant l’engagement de l’équipe, ils admettent que des failles dans l’organisation ont pu affaiblir leur campagne. Une analyse précise indique un manque de professionnalisme et une centralisation excessive des décisions, restreinte à trop peu de leaders.
“Un nouveau leader, à la tête d’une liste renouvelée, devra émerger”
En outre, le message mentionne la nécessité d'un changement de casting pour les prochaines élections. "Un nouveau leader, local et sans attache politique, serait idéal pour porter un projet concret et rassembleur au sein de notre communauté", affirment-ils.
Un soutien mitigé dans l'ancien camp
Les commentaires ont afflué sous leur publication, témoignant d’un large soutien à cette analyse. Certains sympathisants, y compris ceux de Marie-Odile Picard, adjointe à la sécurité de Mangon, ont exprimé des frustrations face à l'issue des élections. Picard, qui a pris ses distances avec Mangon après la compétition, envisage de présenter sa propre candidature, après avoir obtenu un score de 13,5 % au premier tour.
Interrogé, Jacques Mangon a tenté de minimiser la situation, déclarant : "Les débats sont normaux après de tels résultats, mais ce n'est pas le lieu. Nous aurons des discussions en privé, le moment venu." Malgré un groupe de six élus à la Métropole, son avenir à la tête de l'opposition semble incertain.







