Des photographies inédites, obtenues par BFMTV, retracent les événements tragiques ayant conduit à la mort de Quentin Deranque, un militant d’ultradroite de 23 ans, le 12 février dernier à Lyon, lors d'une conférence animée par l'eurodéputée Rima Hassan.
En raison des inquiétudes liées aux possibles confrontations entre ultradroite et ultragauche, les services de renseignement étaient présents sur le site bien avant l’incident. Leur observation s'est concentrée sur une zone de 600 mètres autour de l’événement crucial. À partir de 17h06, ils ont commencé à surveiller un groupe soupçonné d'appartenir à la mouvance d'ultragauche, en particulier le groupuscule La Jeune Garde.
Moins d’une heure plus tard, ce groupe a été vu en train de se préparer pour un affrontement, se couvrant avec des cagoules et des gants, avant de se diriger vers la rue Victor-Lagrange. À 17h56, une rixe a éclaté avec les militants d’ultradroite.
Aucune intervention
Des vidéos réalisées par des passants témoignent de l'intensité de la violence, avec des échanges de coups utilisant divers objets, dont des béquilles. À 17h58, plusieurs membres de l'ultradroite ont été vus en train de fuir, tandis que Quentin Deranque a été brutalement agressé alors qu'il tentait de se relever.
Les agents des renseignements affirment n'avoir pas vu l'attaque en temps réel, expliquant qu'une interruption de visibilité d’une durée de deux minutes a eu lieu à ce moment-là, possiblement à cause des contraintes de circulation dans le quartier très fréquenté.
À 17h59, une photo prise au moment critique montre Deranque essayant de se relever à côté d'un lampadaire. Les policiers, dont le rôle ne concerne pas l'intervention directe, sont arrivés plus tard, alors que des témoins lui apportaient des premiers secours. Malheureusement, le jeune homme a succombé à ses blessures deux jours après.
Par ailleurs, des événements d'une violence similaire ont eu lieu plus tôt dans la soirée, lorsque des militantes d'extrême droite du collectif Némésis ont tenté de perturber la conférence. Cette scène a également été filmée par d'autres agents du renseignement.
À ce jour, neuf individus liés à l’ultragauche ont été mis en examen pour meurtre ou complicité de meurtre. Aucune déclaration n’a encore été faite par la préfecture du Rhône ni par la Direction nationale du renseignement territorial sur ces développements tragiques.







