Comment éviter le blocage du détroit d'Ormuz tout en prévenant une crise énergétique mondiale ? Lors d'un récent sommet du G7, les États-Unis, sous la direction de Donald Trump, ont été critiqués pour leur ambiguïté concernant leur stratégie au Moyen-Orient. Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a évoqué une possible fin des opérations en Iran dans un délai de deux semaines, mais l'incertitude demeure, particulièrement en ce qui concerne l'envoi de 10 000 soldats supplémentaires, une hypothèse mise en avant par le Pentagone.
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Les images d'exercices militaires américains, simulant un débarquement, sont plus que jamais pertinentes. Deux navires amphibies, identiques à ceux utilisés lors de ces opérations, se dirigent vers le Moyen-Orient, accompagnés de parachutistes. Selon des sources médiatiques aux États-Unis, l'envoi de 10 000 hommes supplémentaires pourrait même être à l'étude. Le Pentagone évalue plusieurs scénarios au cas où les négociations échoueraient. L'un d'eux consisterait à contrôler l'île de Kharg, d'une importance stratégique, où 90 % des exportations de pétrole iranien transitent. Les États-Unis ont déjà mené des frappes ciblées sans s'en prendre aux infrastructures pétrolières.
Prendre le contrôle de ces infrastructures plutôt que de les détruire pourrait constituer un levier pour porter pression sur Téhéran. Le général Dominique Trinquand, ancien chef de mission militaire française à l'ONU, souligne : "C'est le coffre-fort des pasdaran. C'est une station-service où les pétroliers viennent faire le plein, une véritable machine à générer des revenus pour le régime de Téhéran".
Les renseignements iraniens évoquent une opération visant à occuper une île iranienne
Une autre option envisagée par Washington serait d'attaquer les îles de Qeshm et Larak dans le détroit d'Ormuz, tout en débarquant sur les rives pour sécuriser le transport maritime. Les services de renseignement iraniens sont en alerte : "Nos informations indiquent que des ennemis de l'Iran, avec le soutien d'un pays de la région, préparent une opération destinée à occuper une île iranienne. Chaque mouvement est surveillé par nos forces armées", a déclaré Mohammad Ghalibaf, président du Parlement iranien, sur X.
Marco Rubio, de retour d'une visite en France, assure que les États-Unis adoptent simplement une posture prudente : "Nous pouvons atteindre tous nos objectifs sans engager trop de troupes au sol, mais nous souhaitons être prêts à transmettre toutes les options au président".
Enfin, dernier scénario à l'étude : le déploiement de forces spéciales pour s'emparer de l'uranium enrichi iranien. Pour l'heure, les États-Unis poursuivent leurs frappes aériennes, car une invasion totale du territoire iranien semble irréaliste et exigerait un déploiement militaire bien plus conséquent. Officiellement, Donald Trump privilégie la diplomatie. Quelle que soit l'option choisie, s'engager militairement représente un pari risqué sur les plans militaire et politique, surtout dans un contexte où l'envoi de troupes au sol reste mal vu aux États-Unis.







