L’autorité italienne de la concurrence a récemment ouvert une investigation visant plusieurs grandes marques de cosmétiques, notamment LVMH Profumi e Cosmetici Italia, Sephora Italia et Benefit Cosmetics. Ces entreprises sont soupçonnées d'encourager l'utilisation prématurée de produits de beauté, tels que les crèmes anti-âge, auprès des jeunes via des tactiques marketing agressives sur les réseaux sociaux.
Selon les déclarations de l’Autorità Garante della Concorrenza e del Mercato (AGCM), l’enquête porte sur des pratiques commerciales potentiellement trompeuses. Ces méthodes inciteraient les enfants et adolescents, y compris ceux de moins de dix ans, à acheter des cosmétiques, alimentant une tendance qualifiée de "cosmétique-obésité".
Une stratégie marketing ciblant les jeunes
Le régulateur a mis en lumière les stratégies marketing jugées peu éthiques, impliquant le recours à de très jeunes micro-influenceurs. Ces derniers, souvent présents sur TikTok et Instagram, semblent encourager une consommation précoce et compulsive de cosmétiques chez un public particulièrement vulnérable. L'AGCM souligne qu'il est crucial de protéger ces jeunes consommateurs face à des pratiques qui semblent obscurcir la nature inappropriée de certains produits pour eux.
Les gammes de produits comme Sephora Collection et Benefit Cosmetics sont au centre de l’attention. Le régulateur accuse les entreprises de ne pas indiquer clairement que ces cosmétiques ne conviennent pas aux enfants, tout en promouvant leur achat à travers des contenus séduisants sur les réseaux sociaux.
Le phénomène des "Sephora Kids" sur les réseaux sociaux
Ce débat prend de l’ampleur, notamment avec la tendance des "Sephora Kids" qui a émergé sur des plateformes telles que TikTok. Le hashtag "Haul from Sephora for Kids" attire un large public en montrant des enfants, parfois dès l’âge de cinq ans, exhibant leurs emplettes de maquillage et de soins dans les enseignes Sephora.
Des inspections ont été menées dans les locaux des entreprises concernées, en collaboration avec la Guardia di Finanza. Un porte-parole de LVMH en Italie assure que les marques incriminées coopéreront pleinement avec les autorités tout en restant muet sur les accusations.







