Les deux dépôts pétroliers situés à Ajaccio et Lucciana (Haute-Corse), ayant été fermés par un groupe de gérants indépendants de stations-services depuis jeudi dernier, ont finalement été débloqués vendredi soir. Cette mesure a suivi les annonces d'aides faites par le gouvernement, selon les déclarations de Frédéric Sauli, porte-parole du collectif.
"Nous avons décidé de débloquer les dépôts pour favoriser un climat d'apaisement en Corse", a confié Frédéric Sauli à l'AFP.
Celui-ci a souligné qu'ils attendaient avec impatience les résultats des discussions en cours avec les représentants de l’État et les distributeurs de carburant, notant qu'une réunion est prévue mercredi pour évaluer l'évolution des pourparlers.
"Nous sommes environ 60 stations, représentant près de 350 salariés, avec un écart de 30 centimes par litre entre nos tarifs et ceux de Total, qui applique un prix soutenu pour toute la France", a précisé Sauli pour justifier cette action collective.
Dans un communiqué émis peu avant la levée des blocages, les préfets de Haute-Corse et de Corse-du-Sud avaient déjà exprimé leurs inquiétudes concernant les approvisionnements, signalant que 55% des stations-services risquaient de connaître des pénuries durant le week-end. Ils avaient aussi appelé à lever les barrages mis en place, considérant qu'ils pénalisaient les familles et les entreprises de l’île sans résoudre les problèmes des professionnels.
Accompagner le déploiement des mesures de soutien
Les préfets avaient également insisté sur la nécessité de cette levée pour permettre la poursuite des dialogues entre les distributeurs et les stations-services. Ils ont prévu d'organiser dès la semaine prochaine une table ronde pour faciliter l'implémentation des nouvelles aides gouvernementales.
Ces aides incluent "une compensation exceptionnelle de 20 centimes par litre" pour les TPE et PME du secteur routier en difficulté, ainsi qu'un soutien similaire pour le gazole marin afin d'assurer la flotte maritime dans ses opérations.
Les autorités ont aussi mentionné une réduction de 4 centimes par litre pour le gazole non routier utilisé en agriculture au mois d’avril, et la suspension immédiate de la taxe carbone sur les engrais importés.
En somme, ces mesures visent à soulager les acteurs touchés par les augmentations des coûts, en offrant des reports de cotisations sociales et des facilités de prêts bancaires pour les secteurs en question.







