Ce vendredi, Sébastien Lecornu a réaffirmé son engagement envers une gestion rigoureuse des finances publiques, affirmant qu'il ne souhaite pas revenir aux pratiques de "quoi qu'il en coûte" du passé. À l'approche d'un déficit public qu'il évalue "avec prudence" à moins de 5% cette année, il souligne que la conjoncture géopolitique, tant au Moyen-Orient qu'en Ukraine, complique la situation économique.
"Nous avons connu le 'quoi qu'il en coûte'. Il est impératif que nous nous orientions vers une transparence budgétaire, peu importe les circonstances." - Sébastien Lecornu
Précédemment, lors d'une intervention sur le réseau social X, il avait partagé son espoir d'un déficit en dessous de 5% pour 2026, suivant les meilleures prévisions de l'Insee, qui montre un déficit plus favorable qu'anticipé à 5,1% en 2025, grâce à une augmentation des revenus fiscaux. Il a également mentionné que la stabilité politique était cruciale pour soutenir les recettes fiscales.
« Il n'y a pas de cagnotte »
Dans un contexte d'inquiétudes croissantes sur les prix des énergies, Lecornu a insisté sur le fait qu'"il n'y a pas de cagnotte" et qu'il n'est pas question de lâcher prise sur la prudence budgétaire. Ses ministres annonceront ce soir des solutions d'accompagnement sectoriel, mensuellement renouvelables.
Le Premier ministre, qui navigue dans un paysage politique difficile sans majorité à l'Assemblée, a affirmé que "la stabilité politique favorise mécaniquement l'augmentation des recettes".
"Le redémarrage de l'économie crée des perspectives nouvelles qui nous permettent d'avoir des recettes" - Sébastien Lecornu
« Dérive très préoccupante » des arrêts maladie
Lecornu a également abordé le budget de la sécurité sociale, évoquant une "dérive très préoccupante" concernant le nombre d'arrêts maladie, pouvant impacter le déficit public. Une situation qu'il juge nécessitant une attention immédiate.
Les discussions se poursuivent autour de la problématique des arrêts abusifs, qui sont en cours d'évaluation avec les médecins libéraux. La nécessité de réformes structurelles est devenue un sujet de débat crucial au sein de son gouvernement.
"Tout cela n'aura de valeur que si nous ne faisons pas quelques réformes structurelles." - Sébastien Lecornu
En somme, le Premier ministre navigue entre gestion budgétaire stricte et soutien aux citoyens, prônant une prudence accrue dans un contexte de tensions économiques et géopolitiques.







