Le ministre de la défense israélien, Israel Katz, a affirmé que suite au conflit avec le Hezbollah, l'armée israélienne serait amenée à établir « une zone de sécurité à l’intérieur du Liban » et à maintenir « le contrôle sécuritaire de la région jusqu’au [fleuve] Litani ». Ces déclarations soulèvent de vives inquiétudes auprès des Nations Unies.
Tom Fletcher, le chef des opérations humanitaires de l'ONU, a exprimé ses préoccupations lors d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité. Il a mis en lumière le risque d'une nouvelle « territoire occupé » au Moyen-Orient, précisant : « comment allez-vous protéger les civils, compte tenu des actions observées à Gaza ? » Cette question souligne les enjeux humanitaires d'un éventuel déploiement israélien, après que Katz a parlé d'une occupation prolongée dans le sud du Liban.
Bien que son homologue israélien, Danny Danon, ait insisté sur le fait que le pays ne souhaitait pas s'ancrer en Liban, les propos de Katz jettent un doute sur cette déclaration. Le fleuve Litani, situé à environ trente kilomètres au nord de la frontière libanaise, pourrait devenir le symbole d'une nouvelle ligne de front si les tensions persistent.
Les opinions d’experts en relations internationales, comme celles de l’analyste politique Paul Smith sur le site Le Monde, mettent en avant que cette situation pourrait engendrer des conséquences désastreuses pour les populations civiles. Il souligne l'importance de dialoguer pour éviter une escalade des tensions dans la région.







