Le 14 avril, lors d'une interview avec Télégramme, Édouard Philippe a affirmé ne pas faire confiance à l'idée d'une primaire. Malgré les sondages favorables qui le donnent potentiellement gagnant contre le Rassemblement National lors d'un second tour, il préfère voir les candidats exprimer leurs visions sans contraintes.
Une dynamique à respecter
Philippe a souligné l'importance de "l'espace politique" que pourrait libérer cette campagne, mettant l'accent sur la nécessité d'une expression libre. "Je pense que ceux qui ont quelque chose à dire doivent pouvoir s'exprimer, et la dynamique de la campagne s'en chargera", a-t-il déclaré.
Édouard Philippe, soutenu par des sondages optimistes, cherche à imposer sa propre dynamique, même si la multiplication des candidatures au sein de sa propre famille politique ne l'inquiète pas. Au sein des Républicains, plusieurs personnalités, comme Gabriel Attal, Bruno Retailleau et Xavier Bertrand, ambitionnent également une position de leader, certains plaidant pour une primaire afin d'éviter un duel entre le Rassemblement National et La France insoumise.
D'autres membres du gouvernement, comme Gérald Darmanin et Aurore Bergé, soutiennent l'organisation d'une primaire pour éviter des scénarios complexes au second tour. Lors d'une précédente interview sur France 2, Philippe avait déjà exprimé son scepticisme à l'égard de la primaire, tout en montrant une écoute attentive à ceux qui en parlent : "Je vais écouter, mais je ne vais pas leur dire que c'est impossible".







